Littérature française, Roman

Coupable

À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien… (quatrième de couverture)

Pierre Lemaitre nous livre un roman d’une grande intensité sur la culpabilité, de celle qui naît au détour d’un événement tragique et gâche une vie toute entière.

Pour moi, ce roman très subtile n’est pas un thriller, mais une histoire triste, touchante, où l’introspection, le ressenti et la psychologie du personnage – un enfant puis un adulte – prennent le dessus sur une intrigue somme toute simple (ce qui n’est pas péjoratif). Le dénouement est tout aussi beau et viscéral, interrogeant chacun d’entre nous sur le secret, ses limites et jusqu’où l’on peut protéger et préserver ceux qu’on aime.

Je remercie les éditions Albin Michel pour ce roman gracieusement offert en échange d’une critique.

Pierre Lemaitre, Trois jours et une vie, Albin Michel, 2016, ♥♥♥♥♥