Miscellanées #5

Bilan août 2018

graph-1019845_640Un bilan mitigé pour ce mois d’août. Pas tant au niveau des lectures, que des chroniques. J’accuse un retard phénoménal, la faute à cette canicule qui m’a enlevé tout plaisir de me mettre devant l’ordinateur et m’a aussi éloignée de vos blogs, j’en suis désolée. Bref, je m’y atèle tout doucement et je pense que quelques billets synthétiques s’imposeront… A suivre…

♥♥♥♥♥

  • Mélissa Castrillon, Les Animaux globe-trotteursMilan, 2018 (chronique)
  • Julian Fellowes, Snobs, 10/18, 2018 (quatrième)
  • Marie Sizun, La Gouvernante suédoiseFolio Gallimard, 2018 (chronique)

♥♥♥♥

  • Anne Brontë, La Dame du manoir de Wildfell Hall, Archipoche, 2012 (quatrième)
  • Felicity Everett, Les Voisins du 9, HarperCollins, 2018 (quatrième)
  • Nathalie Jomard, Chat-Bouboule, Métailié, 2018 (chronique)
  • Lilja Sigurdardottír, Le Filet, Métailié, 2018 (chronique)

♥♥♥

  • Jérôme Chantreau, Les Enfants de ma mère, Les Escales, 2018 (chronique)Question
  • Laurence Peyrin, L’Aile des viergesCalmann-Lévy, 2018 (chronique)

Et vous, qu’avez-vous lu en ce second mois de vacances estivales (n’hésitez pas à mettre vos bilans en lien dans les commentaires) ? Comment s’annonce votre rentrée littéraire ?

Collibris

Appli

Je teste tardivement mais sûrement cette application/ce site qui va peut-être m’aider à (re)constituer enfin ma (mes ?) PAL (qui se confond totalement avec mes bibliothèques) et à rédiger une wishlist digne de ce nom ! Je suis complètement séduite par l’ergonomie et l’esthétique du logiciel et amoureuse du scanner de codes-barres, malheureusement rien n’est exportable a priori ! Y a t-il des utilisateurs de Collibris ? Quel est votre pseudonyme ?

PAL principale

Ma PAL comporte à ce jour pas loin d’une centaine de titres que j’ai hâte de lire (c’est – beaucoup trop – je vous l’accorde). J’ai également créé une PAL principale qui contient mes services de presse, ayant à cœur de respecter au mieux les délais souhaités par les maisons d’édition. A ce titre, un petit aperçu de mes dernières réceptions. Je remercie les éditions J’ai luStockMétailiéKennesAudiolib et à Netgalley Poids des livres

Challenges et rendez-vous

Je participe !

Puzzle

J’abandonne…

… le Challenge Mystère de Frogzine. Bien que passionnant et ludique, j’ai trop de mal à en suivre les contraintes.

J’espère…

… être bientôt inscrite au Challenge Harry Potter dont j’ai découvert, à mon grand regret, trop tardivement le principe grâce à Petit pingouin vert. Je ne décroise plus les doigts !

Sorcier

Ceci étant dit…

… je vous souhaite une belle rentrée et un mois de septembre riche de lectures et de découvertes. Au plaisir de vous lire et de partager avec vous !Lecteurs

 

C’est lundi, que lisez-vous ? #26

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Sizungouvernante_250La Gouvernante suédoise
Marie Sizun
Folio, 2018

«Dans le grand salon, ce matin baigné de soleil, ils sont là tous les trois, Léonard Sèzeneau, sa femme, et elle, Livia, un peu comme trois acteurs sur une scène, encore ignorants de leurs rôles.»
Qui est Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard pour seconder sa jeune femme Hulda dans l’éducation de leurs enfants ? De la lumière radieuse de Stockholm aux lueurs crépusculaires de Meudon, cette famille va connaître une réussite fulgurante avant le déclin, loin des conventions de la fin du XIXe siècle. Dans ce roman de secrets, d’amours et de fascination mutuelle, Marie Sizun retisse les liens perdus de son étonnante histoire familiale.

Et aussi…

Everettvoisins9_250Les Voisins du 9
Felicity Everett
HarperCollins, 2018

Vous allez adorer faire leur connaissance…
Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenus d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.

Que suis-je en train de lire ?

Chantreauenfantsmère_250Les Enfants de ma mère
Jérôme Chantreau
Les Escales, 2018

Changer la vie. Trois mots pour s’inventer un destin. Trois mots que Françoise, fraîchement divorcée, a décidé de faire siens, elle qui, pour la première fois, a voté à gauche le 10 mai 1981.
Au 26, rue de Naples, un appartement ouvert aux quatre vents, Françoise tente de changer la vie – sa vie. Elle métamorphosera surtout celle de ses enfants en les plongeant dans un tourbillon
aussi fantasque que brutal. Tandis que son fils Laurent crée un groupe de rock dans les caves parisiennes, Françoise recueille chez elle des gamins du quartier, fracassés par la drogue, les mauvais coups et l’exil. Mais à trop s’occuper des enfants des autres, ne risque-t-elle pas d’en oublier les siens ? Laurent est là, qui se tient au bord de l’abîme, hypnotisé par Victor – le plus beau, le plus brillant de la bande.
Dans ce roman où Paris se fait personnage, Jérôme Chantreau nous offre un portrait sans complaisance de la France mitterrandienne, aux accents violents et poétiques.

Que vais-je lire ensuite ?

Lalauryminuit_250Il est toujours minuit quelque part
Cédric Lalaury
Préludes, 2017

Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, il a une femme qu’il adore, deux filles aimantes, et un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse école préparatoire. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… jusqu’au jour où il trouve dans son casier l’exemplaire d’un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler le professeur Herrington. À un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. L’histoire d’un crime dont Bill est persuadé que personne n’en avait eu connaissance. C’est du moins ce qu’il a toujours cru. Ce livre étrange va bientôt envahir l’existence de Bill et tout contaminer autour de lui à la façon d’un virus. Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l’effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé.

C’est lundi, que lisez-vous ? #25

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Peyrinaile_250L’Aile des vierges
Laurence Peyrin
Calmann-Lévy, 2018

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur ? Un extraordinaire portrait de femme libre.
Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne. Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n’est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu’elle n’est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d’un long chemin passionnel vers la liberté.

Que suis-je en train de lire ?

Sizungouvernante_250La Gouvernante suédoise
Marie Sizun
Folio, 2018

«Dans le grand salon, ce matin baigné de soleil, ils sont là tous les trois, Léonard Sèzeneau, sa femme, et elle, Livia, un peu comme trois acteurs sur une scène, encore ignorants de leurs rôles.»
Qui est Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard pour seconder sa jeune femme Hulda dans l’éducation de leurs enfants ? De la lumière radieuse de Stockholm aux lueurs crépusculaires de Meudon, cette famille va connaître une réussite fulgurante avant le déclin, loin des conventions de la fin du XIXe siècle. Dans ce roman de secrets, d’amours et de fascination mutuelle, Marie Sizun retisse les liens perdus de son étonnante histoire familiale.

Que vais-je lire ensuite ?

Everettvoisins9_250Les Voisins du 9
Felicity Everett
HarperCollins, 2018

Vous allez adorer faire leur connaissance…
Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenus d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.

Destruction(s)

« Assumer nos responsabilités envers la Terre […] transmettre ces valeurs à nos enfants et voilà : l’espèce humaine évolue. Ça a du sens ».

Ash et Pia ont renoncé à leur confort new-yorkais pour mener une vie plus « durable », dans le Vermont. Installés depuis peu, ils apprennent l’imminence d’une tempête planétaire sans précédent, résultat du réchauffement climatique. Une catastrophe cover119402-mediumannoncée qui détruit progressivement le couple.

Ce roman intelligent et engagé – jamais moralisateur – file avec talent et subtilité la métaphore de la tempête. Il y a celle, météorologique, qui dépeint un futur apocalyptique peu enviable, redoutable, mais malheureusement envisageable. Parallèlement, il y a celle, psychologique, qui voit un couple se déchirer face à une situation dramatique et implacable. Alors que la nature se déchaîne, l’angoisse monte, les tempéraments se dévoilent et le lecteur, tour à tour passionné et effrayé, attend les fatidiques issues.
On ressort de cette lecture concerné, bouleversé, vaguement rassuré par une fin – toutes proportions gardées – miraculeusement positive. Un renouveau qui interroge néanmoins et une réflexion préoccupante et inconfortable qui ne laisse vraiment pas indemne. A lire absolument.

Merci sincèrement à Netgalley et aux éditions HarperCollins pour cette lecture édifiante.

Meg Little Reilly, Les Tempêtes, HarperCollins, 2017, ♥♥♥♥♥

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #2

Il y a ces livres passionnants qui nous font nous évader du quotidien et qu’on a du mal à reposer. Mais il y a aussi ces bouquins qui deviennent un véritable pensum… Après de nombreuses années d’études de lettres, je me suis juré de ne plus jamais m’imposer une lecture ! Bref, quand je n’aime pas, je mets éventuellement de côté ou je laisse carrément tomber… Il arrive aussi que j’apprécie une lecture, mais ne trouve pas pour autant les mots pour le dire… Dans tous les cas, c’est décidé, je vous en parle quand même (un peu) !

CreasyDeux fillettes mènent l’enquête dans leur quartier après que leur voisine a disparu, tout en menant leur propre « quête spirituelle ». L’histoire est surprenante, non dénuée d’humour (anglais). Le style est agréable, la construction lente, mais habile jusqu’au dénouement, attendu, positif, peut-être trop convenu pour les amateurs de suspense et rebondissements.

Joanna Cannon, Mrs Creasy a disparu, Harper Collins, 2017, ♥♥♥

ChamanUn roman bref, épuré, d’un style d’une grande finesse qui s’avère une réflexion d’une belle densité sur le deuil, le retour aux sources amérindiennes et sur soi.
Une quête initiatique et spirituelle sur fond de nature et de mysticisme. Simplement beau.

Maxence Fermine, Chaman, Michel Lafont , 2017, ♥♥♥♥

9782863744505-001-T
Un thriller dont les thèmes m’ont immédiatement attirée, quoiqu’ils deviennent un peu redondants au fil des publications : rapt d’enfants, chantage, traîtrise.
L’intrigue de qualité là, mais le style (mauvaise traduction ?) est lourd et les lenteurs ont eu raison de ma patience.

Brad Parks, Pas un mot, Mazarine, 2017, ♥♥

Je remercie sincèrement  Netgalley et les éditions Harper Collins, Lafont et Mazarine pour ces lectures !

 

You are not alone

« Je réfléchis à des choses auxquelles je n’aime pas réfléchir.
Très profond dans mon cerveau. D’habitude, je les tiens bien enfermés dans le noir, mais maintenant je dois les faire sortir. »

Ginny Moon a raison. Elle le sait en son for intérieur – qui ne la laissera d’ailleurs absolument pas en paix tant qu’elle n’aura pas retrouvé sa poupée. Une poupée à nourrir. Une poupée à aimer. Une poupée à sauver. Et pour cela une mère biologique à ré-affronter.
Les adultes s’y méprennent. On accuse les errances obsessionnelles de son esprit d’enfant autiste. On reproche à la jeune fille son ingratitude : pourquoi s’échiner à retrouver une mère maltraitante quand on a une famille adoptive aimante ? On ne la comprend pas. Et surtout, malgré l’affection qu’on lui porte, on rejette bientôt sa spontanéité, en l’éloignant du bébé nouvellement né dans sa famille d’accueil. Elle pourrait en effet lui faire du mal.

ELudwigginnymoon_250t pourtant. Ginny Moon a raison. Sa poupée, c’est sa petite sœur biologique, ce nourrisson qu’elle a élevé en secret, parce que leur mère les délaissait, alors qu’elle n’avait que 9 ans (et désormais il lui faudra toujours autant de grains de raisin à son petit-déjeuner). Un bébé qu’elle a nourri avec une serviette trempée dans du lait, qu’elle a couvé, cajolé, protégé de tous. En le cachant dans une valise quand la Police a débarqué pour les soustraire aux maltraitances maternelles. Elle doit donc retrouver sa poupée. Coûte que coûte. Car leur vraie mère de saura pas s’en occuper.
Et là encore Ginny Moon a raison.

Un magnifique roman, bouleversant de tendresse. L’auteur, lui-même parent adoptif d’un enfant autiste, nous plonge dans l’esprit torturé et tenace d’une jeune fille qu’on a bien tort de ne pas prendre au sérieux. Le tout servi par une plume à la fois légère et drôle (ce sont les propos d’un enfant différent) mais aussi émouvante et nerveuse.  L’idée étant de partager les pensées cycliques, les angoisses, les obsessions et les doutes, mais aussi les passions (Ah ! Mickael Jackson !) et les espoirs de Ginny pour mieux les comprendre. Et surtout pour mieux LA comprendre, s’adapter à elle et lui faire enfin confiance.

Merci aux éditions HarperCollins de m’avoir permis de lire ce superbe roman sur ma liseuse et par le biais de Netgalley.

Benjamin Ludwig, Ginny Moon, HarperCollins, 2017, ♥♥♥♥♥