Jeunesse, Littérature anglaise, Roman

Huis clos

Coraline vient d’emménager dans une nouvelle maison. Parce que ses parents, trop occupés, la délaissent, la petite fille trompe son ennui en explorant l’appartement. Elle pénètre dans une pièce dont on lui a interdit l’entrée, pousse une porte condamnée et découvre, au bout d’un sombre couloir, un appartement identique en tous points au sien. Elle y est accueillie par des gens en apparence semblables à ses parents, à une exception près : ils ont des boutons à la place des yeux. Au premier abord, ces “autres” parents s’avèrent chaleureux et disponibles, mais Coraline déchante bientôt…

J’ai été happée par cette lecture, même si un certain manque d’originalité de l’histoire – variation autour d’un thème déjà très exploité – et plusieurs clichés m’empêchent de la considérer comme un véritable coup de cœur.

La singularité de ce roman résiderait plutôt dans l’effet produit par l’atmosphère trouble distillée par l’auteur. Parfois merveilleux, souvent inquiétant, versant ponctuellement dans l’horreur et le macabre, cet univers, qui joue essentiellement des peurs banales et enfantines, fascine et oppresse tour à tour, même – et peut-être plus encore – le lecteur adulte.

Neil Gaiman, Coraline, Albin Michel Wiz, 2003, ♥♥♥