De mes petites mains…

Si je me régale au quotidien, ce n’est que rarement de mon fait. Je suis plutôt maladroite, je ne sais pas cuisiner grand chose et je compte assez souvent, je l’avoue, sur celle qui, de nous deux, a réellement du talent en la matière.

On se demandera alors probablement pourquoi j’ai choisi dans le catalogue des éditions Tana (que je remercie !) un livre de cuisine, qui plus est, propose de réaliser soi-même des produits de grande consommation, que l’on trouve facilement tout faits dans n’importe quel commerce.

Pourquoi ?

  • Parce que je ne suis pas une contradiction près.
  • Parce que la couverture m’attirait franchement. Et que j’aime les livres de cuisine malgré mes piètres talents.
  • Parce que même si je cuisine peu, je fais quand même attention à manger mieux, pour ne pas dire sain. Et que les économies, même peu substantielles, sont toujours bonnes à prendre.
  • Parce que je fais (vraiment) parfois mon pain toute seule et que j’adore ça. Un peu de variété ne fait pas de mal.
  • Parce que la quatrième de couverture disait que ce serait simple.
  • Parce que je me disais que je pourrais mine de rien y déposer quelques signets pour inspirer ma sœur…

Vidalingcuisine_250Cuisine : tout faire soi-même tient réellement ses promesses en matière de propositions variées et nombreuses : yaourts pain, bonbons, épices, bière, beurre, similinutella, hydromel… et même les croquettes pour le chat !
On apprend réellement à tout faire de ses petites mains et – si l’on en croit les très belles photos et la mise en page superbement originale –  c’est aussi bon que beau. J’ai été conquise par l’originalité des recettes, les touches d’humour, les ingrédients choisis et aussi les différents niveaux de difficulté.
Pour le reste, je vous renvoie vers Cyrielle qui devrait tester sous peu !

Raphaële Vidaling, Cuisine : tout faire soi-même, Tana, 2018, ♥♥♥♥

Y a qu’une télé…

« La série faite à la main et au beurre d’anchois »

Je vous parle d’un temps et d’une télévision que les moins de vingt (trente ?) ans ne peuvent pas connaître. 1983 : Jacqueline Joubert (à qui on doit la découverte de Dorothée) prend le pari de diffuser à la fin de Récré A2 une série atypique « Téléchat », sorte de journal télévisé présenté par deux grosses marionnettes animées : Groucha – gros matou noir et blanc et son incontournable bras dans le plâtre – accompagné de 9791030102154l’autruche Lola. L’émission pour les enfants est une sorte d’OVNI. Décalée, intellectuelle, jouant de l’absurde, elle est une curiosité qui trouve son public !

J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir ce beau livre, dense, illustré, rempli d’humour qui m’a permis de replonger dans mes souvenirs d’enfance et de mieux connaître les ficelles de Téléchat. Je me rappelle avoir été très impressionnée par les gluons, ces particules élémentaires douées de pensée et surtout très loquaces. J’ai souri en retrouvant le pauvre Pubpub, égérie des produits nuls ou encore Mikmac et son énorme oreille attentive. Bref, l’adulte apprécie encore davantage l’humour sarcastique, la liberté de ton et les messages subliminaux qui se cachaient derrière cette programmation atypique. Et je crois bien que cet ouvrage m’a donné envie de me replonger dans la série : je suis un brin nostalgique de cette télévision d’autrefois, plus audacieuse. Sur ces quelques mots, je vous dis « Chalut et à demain si on veut bien » et je remercie très chaleureusement les éditions Tana pour ce magnifique volume !

Eric Van Beuren, Téléchat, Tana éditions, 2017, ♥♥♥♥♥