Bilan juillet 2018

Le mois de juillet aura été productif et marqué essentiellement par de belles découvertes (deux coups de cœur, un seul abandon), ainsi que des lectures audio, grande nouveauté pour moi.
Et vous, qu’avez-vous lu en ce premier mois de vacances estivales (n’hésitez pas à mettre vos bilans en lien dans les commentaires) ?

♥♥♥♥♥

  • Christelle Dabos, Les Fiancés de l’hiver, Gallimard (Folio), 2016 (chronique)
  • Lisa Gardner, Lumière noire, Audiolib, 2018, (chronique)

♥♥♥♥

  • Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, Gallimard (Folio), 2017.
  • Caroline Eriksson, LÎle des absents, Presses de la Cité, 2018, (chronique) ou (notice)
  • Hubert de Maximy, Ariane et Juliette, Presses de la cité, 2018, (chronique)
  • Anne Percin, Les Singuliers, Babel, 2016, (chronique)

♥♥♥

  • Joann Chaney, Sept ans de Silence, Presses de la cité, 2018, (chronique)
  • Joël Dicker, La Disparition de Stéphanie Mailer, Audiolib, 2018, (chronique)
  • Casey B. Dolan, Mère parfaite, Denoël, 2015, (chronique)

  • Madeleine Mansiet-Berthaud, La Valse des mouettes, Presses de la cité, 2018, (chronique)

Culpabilité maternelle

« Les pensées ne sont pas toujours évidentes, les émotions sont complexes ».

Amber décède à l’hôpital des suites d’un grave cancer. On l’a néanmoins aidée à mourir. Trois hommes sont présents et suspects. Il y a Wade, l’époux qu’elle a quitté et Tyler le fils qu’elle a étouffé par son amour trop possessif. Mais aussi Joshua, le meilleur ami de Tyler, un adolescent à la dérive qu’elle a pris sous son aile et qui est aussi le père de la petite fille qu’elle a mise au monde…

Dolanmèreparfaite_250Mère parfaite est un roman à plusieurs voix et j’apprécie particulièrement ces récits dynamiques. Quatre points de vue alternent ici. Tout d’abord, les mémoires d’Amber qui relatent, avec sincérité et sans trop de larmoiements, comment l’attachement qu’elle portait à Joshua s’est transformé en relation amoureuse, la conduisant progressivement à sa perte. Puis le témoignage – teinté d’incompréhension et de haine – des trois suspects, reçus tout à tour dans le cabinet d’une psychiatre, chargée de faire avouer le coupable.

Intéressant du point de vue de la forme, ce roman me laisse néanmoins perplexe du point de vue de son contenu, déroutant. C’est avec un détachement inattendu que j’ai abordé cette histoire, pourtant tragique, n’ayant ressenti aucune empathie pour les personnages. Tandis que les choix des amants me semblent difficiles à légitimer, je n’ai pas réussi pour autant à éprouver une quelconque compassion pour le père et le fils, foncièrement agressifs et non sans responsabilité dans la détresse d’Amber. Une distance dont je me demande encore si elle est voulue par l’auteur, qui fait de nous un juge à notre corps défendant. Trop dérangeant à mon goût. Il n’en reste pas moins que la lecture vaut pour l’intrigue et son rebondissement final.

Casey B. Dolan, Mère parfaite, Denoël, 2015, ♥♥♥