Bilan juillet 2018

Le mois de juillet aura été productif et marqué essentiellement par de belles découvertes (deux coups de cœur, un seul abandon), ainsi que des lectures audio, grande nouveauté pour moi.
Et vous, qu’avez-vous lu en ce premier mois de vacances estivales (n’hésitez pas à mettre vos bilans en lien dans les commentaires) ?

♥♥♥♥♥

  • Christelle Dabos, Les Fiancés de l’hiver, Gallimard (Folio), 2016 (chronique)
  • Lisa Gardner, Lumière noire, Audiolib, 2018, (chronique)

♥♥♥♥

  • Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, Gallimard (Folio), 2017.
  • Caroline Eriksson, LÎle des absents, Presses de la Cité, 2018, (chronique) ou (notice)
  • Hubert de Maximy, Ariane et Juliette, Presses de la cité, 2018, (chronique)
  • Anne Percin, Les Singuliers, Babel, 2016, (chronique)

♥♥♥

  • Joann Chaney, Sept ans de Silence, Presses de la cité, 2018, (chronique)
  • Joël Dicker, La Disparition de Stéphanie Mailer, Audiolib, 2018, (chronique)
  • Casey B. Dolan, Mère parfaite, Denoël, 2015, (chronique)

  • Madeleine Mansiet-Berthaud, La Valse des mouettes, Presses de la cité, 2018, (chronique)

Lever le masque

« Quand vous avez tué une fois, vous pouvez tuer deux fois. Et quand vous avez tué deux fois, vous pouvez tuer l’humanité toute entière. Il n’y a plus de limites. »

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons, dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin du meurtre. L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à découvrir le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque. Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il réellement passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ? (quatrième de couverture)

Sélectionner La Disparition de Stephanie Mailer parmi les propositions qui m’étaient faites par Audiolib (que je remercie chaleureusement), était l’occasion pour moi de faire connaissance avec la plume de Joël Dicker. Malgré l’enthousiasme que ses romans ont fait naître et les critiques souvent élogieuses sur les blogs, je n’avais jamais sauté le pas, retenue par la peur du pavé et les couvertures, à mon goût peu avenantes, des éditions de Fallois. Il était donc plus que temps que je dépasse mes préjugés.

Toutefois, après 18h21 d’écoute de la talentueuse interprétation de Philippe Sollier (un vrai caméléon et c’est un compliment), le premier mot qui me vient à l’esprit est malheureusement «difficile». J’ai souffert et l’exercice m’a demandé beaucoup de concentration et d’efforts. Malgré l’intérêt de l’intrigue déroulée par Dicker, j’en ai souvent perdu le fil. La faute tout d’abord aux nombreux personnages et histoires annexes qui émaillent son récit et, je crois pouvoir le dire, pas toujours d’une grande utilité. J’ai également été peu séduite par la construction du texte et certains effets de style. Beaucoup d’allers-retours et autres digressions qui finissent par perdre le lecteur (probablement plus encore dans le cas d’une écoute), un suspense artificiel avec des fins de chapitres arbitrairement tronquées, des dialogues peu 9782367626901-001-Tsubstantiels, des descriptions d’une réelle pauvreté.

Côté fond, j’ai réellement apprécié l’ambiance d’Orphéa, l’immersion dans le quotidien et le passé de cette ville, les incursions dans le monde du spectacle, de la librairie, de la presse, de la politique. J’ai trouvé les personnages principaux bien campés. Leur histoire est intéressante et vraisemblable, à l’exception peut-être de l’happy end amoureux, convenu. A l’inverse, j’ai été horripilée (vraiment !) par certains personnages secondaires, véritables caricatures d’eux-mêmes et des professions qu’ils représentent (tout particulièrement le policier devenu metteur en scène ou encore le critique littéraire, insupportables de vanité). C’est grotesque. Cela sonne peu crédible. Un qualificatif qui s’applique également à l’enquête : méandres du récit, fausses pistes à gogo, renversements improbables, coïncidences faciles (tout le monde a sensiblement envie de devenir acteur de théâtre !), apparitions/ disparitions miraculeuses. Et j’en passe des moins plausibles encore.

On l’aura compris, je suis très mitigée après cette lecture et ne pense pas poursuivre la découverte de cet auteur. A moins que vous ne soyez très convaincants !

Joël Dicker, La Disparition de Stéphanie Mailer, Audiolib, 2018, ♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #24

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

9782367626901-001-TLa Disparition de Stephanie Mailer
Joël Dicker
Audiolib, 2018

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?

Que suis-je en train de lire ?

Peyrinaile_250L’Aile des vierges
Laurence Peyrin
Calmann-Lévy, 2018

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur ? Un extraordinaire portrait de femme libre.
Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne. Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n’est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu’elle n’est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d’un long chemin passionnel vers la liberté.

Que vais-je lire ensuite ?

Sizungouvernante_250La Gouvernante suédoise
Marie Sizun
Folio, 2018

«Dans le grand salon, ce matin baigné de soleil, ils sont là tous les trois, Léonard Sèzeneau, sa femme, et elle, Livia, un peu comme trois acteurs sur une scène, encore ignorants de leurs rôles.»
Qui est Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard pour seconder sa jeune femme Hulda dans l’éducation de leurs enfants? De la lumière radieuse de Stockholm aux lueurs crépusculaires de Meudon, cette famille va connaître une réussite fulgurante avant le déclin, loin des conventions de la fin du XIXe siècle. Dans ce roman de secrets, d’amours et de fascination mutuelle, Marie Sizun retisse les liens perdus de son étonnante histoire familiale.

C’est lundi, que lisez-vous ? #23

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

1Ariane et Juliette
Hubert de Maximy
Presses de la cité, 2018

Ce jour de rentrée 1917, elle est arrivée seule à l’institution Sainte-Jeanne. A bientôt quinze ans, Juliette a dû quitter sa mère, son quartier minier de Saint-Etienne, pour poursuivre ses études. D’emblée, l’adolescente se sait différente de ces jeunes collégiennes « bien nées » qui se vouvoient, elle qui, il y a peu, travaillait dans la sueur, la poussière et le charbon au tri de la mine. Pourquoi a-t-elle été inscrite dans cet établissement prestigieux ? « Une chance », a dit sa mère, laconique. Ariane, en revanche, est heureuse à Sainte-Jeanne, malgré la mort récente de son père au front. Ce deuil, même si elle le mesure mal, va bouleverser sa vie et celle des siens. L’isolement de l’une, le deuil de l’autre, et la guerre, omniprésente. Au fil des mois, Juliette, l’écorchée vive, et Ariane, l’orpheline nantie, s’apprivoisent et se lient d’amitié. Au-delà de leurs différences, quel lien secret les unit ?

Et aussi…

BojanglesEn attendant Bojangles
Olivier Bourdeaut
Gallimard (Folio), 2017

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom. L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours.

Que suis-je en train de lire ?

9782367626901-001-TLa Disparition de Stephanie Mailer
Joël Dicker
Audiolib, 2018

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?

Que vais-je lire ensuite ?

Peyrinaile_250L’Aile des vierges
Laurence Peyrin
Calmann-Lévy, 2018

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur ? Un extraordinaire portrait de femme libre.
Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne. Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n’est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu’elle n’est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d’un long chemin passionnel vers la liberté.

C’est lundi, que lisez-vous ? #18

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Daylinvitation_250L’Invitation
Elizabeth Day
Belfond, 2018

Ben Fitzmaurice est devenu le meilleur ami de Martin Gilmour le jour où, dans la cour de leur très chic école, Ben, héritier d’une prestigieuse dynastie, a pris la défense de Martin, petit boursier, fils unique d’une mère célibataire sans le sou. Depuis, Ben s’est fait un nom en politique, Martin est devenu critique d’art ; Ben a épousé la très parfaite Serena, Martin vit avec la très discrète Lucy. Et Ben est toujours le meilleur ami de Martin.
Ce soir, Ben fête ses quarante ans. Tout le gratin est présent. Martin aussi. Naturellement… Le lendemain, Serena est dans le coma ; Lucy est internée. Ben est à l’hôpital ; Martin, lui, répond aux questions des policiers : que s’est-il passé durant cette soirée ? Pourquoi un tel déchaînement de violence ? Et si cette amitié en apparence parfaite cachait en réalité des sentiments bien plus troubles ?

Que suis-je en train de lire ?

Botteromondesewilan_250Les Mondes d’Ewilan
Pierre Bottero
Audiolib, 2018

Tandis que ses parents explorent des territoires sauvages de l’autre monde, Ewilan se retrouve prisonnière sur Terre, d’une sinistre Institution. Au cœur de ce laboratoire clandestin, la Sentinelle Eléa Ril’ Morienval fomente son retour en Gwendalavir qu’elle cherche plus que jamais à conquérir. Réduite à l’impuissance par de terribles expériences, Ewilan ne peut compter que sur le courage de Salim pour s’échapper.


Et si je vous montrais ma PAL pour cet été ?

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