C’est lundi, que lisez-vous ? #19

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

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Un Petit Carnet rouge
Sofia Lundberg
Calmann-Lévy, 2018

À 96 ans, Doris habite seule à Stockholm. Elle n’a plus aucune famille si ce n’est une petite-nièce qui vit aux États-Unis. Son bien le plus précieux est un carnet d’adresses, qu’elle possède depuis 1928. Ce calepin rouge contient le souvenir des gens qu’elle a rencontrés au fil de son existence, et dont elle a rayé les noms à mesure qu’ils ont quitté ce monde.
De l’excentrique bourgeoise pour qui elle a travaillé enfant à l’amour de sa vie rencontré à Paris, de la veuve qui lui a appris l’anglais sur le bateau l’emmenant à New York aux plus grands couturiers français qui l’ont vue défiler, de l’artiste suédois devenu son confident à sa propre sœur, au destin douloureux, l’existence de Doris est une épopée romantique, tragique et émouvante. Une histoire de famille et de transmission merveilleuse et bouleversante.

Que suis-je en train de lire ?

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Les Mondes d’Ewilan
Pierre Bottero
Audiolib, 2018

Tandis que ses parents explorent des territoires sauvages de l’autre monde, Ewilan se retrouve prisonnière sur Terre, d’une sinistre Institution. Au cœur de ce laboratoire clandestin, la Sentinelle Eléa Ril’ Morienval fomente son retour en Gwendalavir qu’elle cherche plus que jamais à conquérir. Réduite à l’impuissance par de terribles expériences, Ewilan ne peut compter que sur le courage de Salim pour s’échapper.

Et aussi…

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Le Club Jane Austen
Karen Joy Fowler
Folio, 2007

En ce début de XXe siècle, un club singulier voit le jour en Californie. Comme d’autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l’œuvre de Jane Austen. S’ensuit une sublime chronique sur l’air du temps où la voix de la plus grande romancière anglaise vient éclairer l’éternelle tragi-comédie des sentiments, et son tourbillon de rencontres, d’épreuves, de séductions et de jeux entre l’impossible et le possible que seul peut dénouer l’amour. Car, comme vont le découvrir les membres du club, il n’est peut-être de plus belle fiction que la plus ordinaire des vies.
Avec Le club Jane Austen, aux conversations tour à tour enjouées, intelligentes et anodines, Karen Joy Fowler nous offre un roman délicat et réussi, qui célèbre le bonheur de la lecture.

Que vais-je lire ensuite ?

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La Valse des mouettes
Madeleine Mansiet-Berthaud
Presses de la cité, 2018

Une croyance populaire affirme que les mouettes sont l’âme des marins disparus en mer…
La jeune Gabrielle vit avec son père Denis, qui tient le café le Mascaret, à Meschers, village de pêcheurs de l’estuaire de la Gironde. Elle devient auxiliaire au phare de Cordouan, le « Versailles des mers », situé à sept kilomètres en mer sur le plateau de Cordouan. Même si le lieu ravive le souvenir de Léa, sa mère morte lors d’un naufrage dix ans plus tôt, elle s’y sent bien. Parfois, au-dessus de sa chambre, vient se percher une mouette à la gorge noire. Pour la jeune fille, c’est comme si cet oiseau des mers lui transmettait des messages de la disparue. Parmi les gardiens, il y a Alexis, de dix ans son aîné, dont elle tombe amoureuse. Quand la guerre est déclarée, Meschers se vide de sa jeunesse et Alexis disparaît sans plus donner de nouvelles… Sur la côte, les Allemands ordonnent la construction du mur de l’Atlantique, et l’extinction des feux de Cordouan.
Alors que les mesures contre les Juifs s’intensifient, Gabrielle s’étonne que son père Denis l’incite à rester au phare. Que craint-il donc pour elle ?
Drames, secrets, révélations sur sa mère et amours contrariées vont précipiter le destin de Gabrielle dans la tourmente et loin des siens…

Vermeil

« La vie est rarement passionnante sur le moment. Elle est juste compliquée.
Ses reliefs apparaissent avec le recul. Beaucoup plus tard. « 

Lundbergpetitcarnetrouge_250A 96 ans, Doris couche sur le papier le bilan de sa vie écoulée, et pour se souvenir des moments importants qu’elle a vécus et des personnes précieuses qu’elle a connues, elle s’appuie sur son petit carnet rouge. Un répertoire qu’elle possède depuis toujours et dont elle a raturé la plupart des noms, au fil des décès de ses proches et amis. Un exercice d’écriture et de mémoire qu’elle destine à Jenny, sa seule parente, qui l’accompagne et la soutient avec tendresse et amour, dans sa solitude de fin de vie.

Du quartier des domestiques de Stockholm aux grands magasins parisiens, où elle défile pour les plus grandes maisons de couture. De New York où elle suit son seul et unique amour, à la cabane d’un pêcheur solitaire qui lui sauve la vie après le naufrage du bateau où elle s’est embarquée clandestinement, Doris aura mené avec passion et une grande force de caractère une vie dense, à la fois belle et tragique. On s’attache, au fil des pages, à cette femme admirable pour son courage, son talent et son abnégation. On s’émeut de sa solitude de fin de vie, on s’attendrit devant sa relation sincère avec Jenny. On sent monter les larmes aux yeux quand cette dernière lui réserve la plus belle des surprises, alors qu’approche le dernier souffle.

Tendre, émouvant, merveilleusement bien écrit, ce Petit carnet rouge m’a touchée comme je ne l’ai pas été depuis longtemps et je recommande avec ardeur cette lecture qui mérite bien plus que cinq petits cœurs. Un grand merci aux éditions Calmann-Lévy à qui je dois recommandation et découverte de cet ouvrage qui, est en outre, un très bel objet, joliment illustré.

Sofia Lundberg, Un Petit Carnet rouge, Calmann-Lévy, 2018, ♥♥♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #18

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Daylinvitation_250L’Invitation
Elizabeth Day
Belfond, 2018

Ben Fitzmaurice est devenu le meilleur ami de Martin Gilmour le jour où, dans la cour de leur très chic école, Ben, héritier d’une prestigieuse dynastie, a pris la défense de Martin, petit boursier, fils unique d’une mère célibataire sans le sou. Depuis, Ben s’est fait un nom en politique, Martin est devenu critique d’art ; Ben a épousé la très parfaite Serena, Martin vit avec la très discrète Lucy. Et Ben est toujours le meilleur ami de Martin.
Ce soir, Ben fête ses quarante ans. Tout le gratin est présent. Martin aussi. Naturellement… Le lendemain, Serena est dans le coma ; Lucy est internée. Ben est à l’hôpital ; Martin, lui, répond aux questions des policiers : que s’est-il passé durant cette soirée ? Pourquoi un tel déchaînement de violence ? Et si cette amitié en apparence parfaite cachait en réalité des sentiments bien plus troubles ?

Que suis-je en train de lire ?

Botteromondesewilan_250Les Mondes d’Ewilan
Pierre Bottero
Audiolib, 2018

Tandis que ses parents explorent des territoires sauvages de l’autre monde, Ewilan se retrouve prisonnière sur Terre, d’une sinistre Institution. Au cœur de ce laboratoire clandestin, la Sentinelle Eléa Ril’ Morienval fomente son retour en Gwendalavir qu’elle cherche plus que jamais à conquérir. Réduite à l’impuissance par de terribles expériences, Ewilan ne peut compter que sur le courage de Salim pour s’échapper.


Et si je vous montrais ma PAL pour cet été ?

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Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #6

Plusieurs jours fériés et quelques jours de vacances m’ont donné le loisir de lire (au lit), de lire (dans mon salon), de lire (dans mon jardin, le bonheur), de lire tout le temps et partout ! Du coup, le niveau de ma PAL des mois d’avril et mai s’est bien amenuisé et je vous propose un petit billet récapitulatif de toutes ces lectures. De bons crus, aucune déception ! Merci sincèrement aux éditions Calmann-LevyPlon, Folio, Castelmore, Mazarine et à Netgalley pour ces belles découvertes.

Chevalierverger_250Tracy Chevalier a sa recette et elle fonctionne à merveille : spécialisée dans les romans historiques, elle décline un thème spécifique, y inscrit son récit et immerge son lecteur dans une ambiance particulière. Après nous avoir emmenés dans l’atelier de Vermeer, initiés à la poésie de Blake ou à la broderie dans la communauté des Quakers, c’est à l’orée du verger, dans les terres marécageuses de l’Ohio puis en Californie que nous convie l’auteur. Il y est question de culture de la pomme et de fabrication de cidre, de l’exportation des redwoods et des séquoias, d’alcoolisme, de relations humaines destructrices, mais aussi d’espoir, de résilience et de renaissance. Un roman qui dit l’amour de la nature et raconte la dure vie des pionniers au 19e siècle. Instructif et touchant.

Tracy Chevalier, A l’orée du verger, Folio, 2018, ♥♥♥♥

Lambertarbre_250Encore une histoire d’arbre ! Un platane centenaire au centre d’un village de Provence est menacé d’abattage et les habitants s’unissent pour le sauver. Sept défenseurs et autant de personnalités, d’histoires intimes liées à cet arbre, de détermination, d’idées et de projets pour lutter contre une décision absurde, pour ne pas dire un abus de pouvoir. Et le plaisir aussi de parcourir les pensées pleines d’humour et de bon sens du platane, protagoniste à part entière et spectateur ému de cet élan de solidarité. C’est frais, tendre, pétri de bienveillance. Un message de fraternité, d’amitié et de générosité auquel on ne peut que souscrire !

Karine Lambert, Un arbre, un jour…, Calmann Lévy, 2018,♥♥♥♥

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Depuis ma lecture de L’Allée du roi, je ne boude aucune occasion de m’immiscer dans la vie du Roi-Soleil et c’est avec une vive curiosité que j’ai suivi l’enquête de La Reynie, policier de Louis XIV, sur la fameuse « affaire des poisons ». Un scandale incriminant notamment la marquise de Montespan, alors omnipotente favorite du roi. Un roman documenté et basé sur des faits réels, une atmosphère suspicieuse dans un décor pittoresque, une intrigue ficelée, bien menée dont j’ai apprécié la lecture à la fois instructive et divertissante. Seul (tout) petit bémol, déjà très informée de la toile de fond, j’ai regretté quelques longueurs et insistances sur le contexte historique, qui prend parfois le dessus sur l’intrigue policière.

Olivier Seigneur, La Marquise des Poisons, Plon, 2018, ♥♥♥♥

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Je ne suis pas une habituée de la littérature destinée aux adolescents et j’ai choisi cet ouvrage sur Netgalley sans savoir que Castelmore était une maison d’édition « jeunesse ». Je ne regrette absolument pas ce choix aléatoire qui m’a permis de lire un thriller psychologique de très bon niveau, machiavélique et pervers à souhait, jouant des thèmes de la popularité, des amitiés factices et autres manipulations propres aux relations adolescentes. Seul le contexte scolaire m’a rappelé qu’il s’agissait d’un roman pour jeunes adultes : je ne me suis ennuyée à aucun moment et je serais prête à découvrir d’autres textes de Kara Thomas.

Kara Thomas, Little Monsters, Castelmore, 2018, ♥♥♥♥

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Même ambiance lycéenne pour le très bon thriller de Mindy Mejia, même si je l’ai trouvé encore plus captivant. Une seule question tout au long de ce roman : qui a tué Hattie, jeune fille spirituelle et passionnée, en quête d’indépendance ? Deux suspects : un petit ami de façade éconduit et un professeur d’anglais avec lequel elle entretenait une relation secrète. Des ingrédients relativement basiques et communs, mais le contexte, la narration, très travaillée et les renversements subtils tiennent le lecteur en haleine et le mènent par le bout du nez jusqu’à l’issue. Prenant, avec de belles références à la littérature anglaise et au théâtre shakespearien. J’ai vraiment apprécié !

Mindy Mejia, Qui je suis, Mazarine, 2018, ♥♥♥♥

Rêve ta vie en couleur…

« Je devais donner envie à mon fils de revenir, le faire saliver en lui montrant tout ce qu’il était en train de manquer en restant dans le coma ».

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie. Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans… (quatrième de couverture)

Pour commencer, je tenais à remercier chaleureusement les éditions Calmann-Lévy pour cet envoi spontané, accompagné d’un courrier enthousiaste dont j’ai aimé particulièrement la teneur. Ce n’est pas tous les jours qu’un éditeur partage son coup de cœur de cette manière engagée et… efficace ! Pour autant, je me suis retrouvée face à un roman au titre intrigant et à la couverture très (trop ?) colorée que je n’aurais absolument pas choisi d’acheter en librairie. Néanmoins, ayant à cœur d’honorer ce partenariat et ayant vu fleurir les chroniques positives des blogueurs, je me suis lancée…

Sandrelchambremerveilles_250C’est lorsque j’ai compris ce que signifiait cette couverture que j’ai appris à l’aimer. Elle illustre l’un des défis que s’est lancé Thelma pour aider son fils à sortir du coma. Elle a trouvé dans la chambre de Louis un carnet recensant les « merveilles » qu’il rêvait d’accomplir. Pour l’encourager à se réveiller, elle va vivre les rêves de son enfant par procuration.

Et voilà Thelma qui arpente Tokyo, Budapest, Notting Hill, qui navigue entre karaoké, techno party et Color Run, tape un bœuf avec Maître Gims et se met au foot. Des rêves d’ado un peu fous qui se transforment en quête de soi et de sens et font toucher l’essentiel à cette jeune quarantenaire – famille, maternité, amour et bonheur jusqu’alors sacrifiés sur l’autel de la vie professionnelle. Une épreuve et un challenge qui lui ouvriront de nouveaux horizons. Si Louis se réveille, c’est une autre femme et une autre mère qu’il aura à découvrir.
Pour leur rendre hommage, je dirais de cette histoire et de la réflexion qu’elle entraîne, qu’elles sont tout simplement belles. Remplies d’émotion, de vérité, sans pathos, ni larmoiement. Un récit bien plus juste, construit et riche qu’un roman feel-good. Mais l’effet est là.

Julien Sandrel, La Chambre des merveilles, Calmann-Lévy, 2018, ♥♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #6

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes : 

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Sandrelchambremerveilles_250La Chambre des merveilles
Julien Sandrel
Calmann Lévy 2018

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…
Et aussi…

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Rien de plus grand
Malin Persson Giolito
Presses de la cité 2018

La pièce empeste les œufs pourris. L’air est lourd de la fumée des tirs. Tout le monde est transpercé de balles, sauf moi. Je n’ai même pas le moindre bleu.
Stockholm, sa banlieue chic. Dans la salle de classe d’un lycée huppé, cinq personnes gisent sur le sol, perforées de balles. Debout au milieu d’elles, Maja Norberg, dix-huit ans à peine, élève modèle et fille de bonne famille. Son petit copain, le fils de la plus grosse fortune de Suède, et sa meilleure amie, une jolie blonde soucieuse de la paix dans le monde, figurent parmi les victimes, ainsi que Samir, brillant fils d’immigrés décidé à s’affranchir de sa condition. Neuf mois plus tard, après un battage médiatique qui a dépassé les frontières suédoises, le procès se tient. Mais qui est Maja ? Qu’a-t-elle fait, et pourquoi ?
Nerveux comme un thriller, Rien de plus grand radiographie, dans une société au bord de l’implosion, les hypocrisies des classes dirigeantes et l’extrême violence qui ressurgit sur leurs enfants. Déjà best-seller en Suède, ce portrait dérangeant et empathique d’une génération est en cours de publication dans 28 pays. Netflix vient d’en acheter les droits pour l’adapter en série.
Que vais-je lire ensuite ?

HP4Harry Potter et la Coupe de Feu
J.K. Rowling
Folio 2001

Après un horrible été chez les Dursley, Harry Potter entre en quatrième année au collège de Poudlard. À quatorze ans, il voudrait simplement être un jeune sorcier comme les autres, retrouver ses amis Ron et Hermione, assister avec eux à la Coupe du Monde de quidditch, apprendre de nouveaux sortilèges et essayer des potions inconnues. Une grande nouvelle l’attend à son arrivée : la tenue à Poudlard d’un tournoi de magie entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les spectaculaires délégations étrangères font leur entrée… Harry se réjouit. Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter.

Et encore…

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Le Pays du soleil rouge
Elisabeth Haran
L’Archipel 2017

Angleterre, 1941. Accusée d’avoir agressé le père d’un de ses élèves, Lara Penrose, une jeune enseignante, choisit pour éviter la prison de partir enseigner en Australie. Quand elle arrive à Shady Camp, bourgade reculée au nord de l’île continent, c’est le choc. D’abord, il n’y a pas d’école. Et puis la région est infestée de crocodiles. Mais Rick va régler le problème. Dès leur première rencontre, Lara est séduite par cet homme, éconduisant le Dr Jerry qui lui faisait jusque-là une cour assidue…
Des paysages exotiques et envoûtants, une héroïne qui doit lutter contre l’adversité pour trouver le bonheur et sa place dans la société… Sont ici réunis tous les ingrédients qui ont contribué au succès des sagas de Tamara McKinley, Sarah Lark ou Colleen McCullough.

 

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #3

Il y a ces livres passionnants qui nous font nous évader du quotidien et qu’on a du mal à reposer. Mais il y a aussi ces bouquins qui deviennent un véritable pensum… Après de nombreuses années d’études de lettres, je me suis juré de ne plus jamais m’imposer une lecture ! Bref, quand je n’aime pas, je mets éventuellement de côté ou je laisse carrément tomber… Il arrive aussi que j’apprécie une lecture, mais ne trouve pas pour autant les mots pour le dire… Dans tous les cas, c’est décidé, je vous en parle quand même (un peu) !

BeddingfeldInconnueLondres, 19e siècle. Beth, cuisinière, fait une macabre découverte dans le jardin de ses maîtres : le corps d’une femme poignardée. Le coupable est tout trouvé : le couteau resté sur la scène du crime accuse le valet indien. Une injustice qui n’est pas du goût de l’intrépide Beth qui, entre deux plats, décide de mener l’enquête. L’intrigue est divertissante, sans grand rebondissement, mais ancrée dans une époque intéressante. Je reprocherais seulement à l’auteur de trop filer la métaphore culinaire…

Anne Beddingfeld, L’inconnue de Queen’s Gate, Marabout, 2014, ♥♥♥♥

LindgrenhelsinkiDes nonagénaires d’une maison de retraite qui décident de prendre les rênes d’une enquête policière… et de s’évader par la même occasion d’un quotidien quelque peu barbant… Tentant, non ? J’étais alléchée par la quatrième et l’originalité du sujet, le style un brin satirique. Mais voilà, je recommence la lecture de ce roman pour la deuxième fois et je m’ennuie ferme…

Minna Lindgren, Les Petits Vieux d’Helsinki mènent l’enquête,
Calmann Lévy, 2015