Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #11

Il y a ces livres passionnants qui nous font nous évader du quotidien et qu’on a du mal à reposer. Mais il y a aussi ces bouquins plus difficiles à appréhender… Après de nombreuses années d’études de lettres, je me suis juré de ne plus jamais m’imposer une lecture ! Bref, quand l’engouement n’est pas là, je mets éventuellement de côté ou je laisse carrément tomber… Il arrive aussi que j’apprécie une lecture, mais ne trouve pas pour autant les mots pour le dire… Dans tous les cas, c’est décidé, je vous en parle quand même (un peu) ! Et je remercie tout particulièrement Netgalley et Audiolib, qui me permettent de nombreuses découvertes…

Powerhelp_250Marianne Power a testé pour vous douze bibles du développement personnel. A raison d’un livre par mois, elle s’est concrètement demandé comment ces ouvrages pouvaient changer sa vie. Une expérience pour le meilleur et pour le pire !
En prenant le contrepied des plus célèbres livres de développement personnel, l’auteur relève le défi d’en faire une analyse objective. Même si le personnage de Marianne reste, à l’issue de son expérience, profondément sceptique, elle n’en a pas moins évolué grâce à ses lectures. N’étant pas une grande adepte du développement personnel et de ses préceptes, j’en ai apprécié le constat critique, non dénué d’humour et de cynisme. J’en retiens néanmoins qu’il faut savourer le temps présent et profiter des petits bonheurs de la vie. Ce roman enlevé en fut un !

Marianne Power, Help me. Comment le développement personnel n’a pas changé ma vie, Stock, 2018, ♥♥♥

Couverture Le chef de rang désenchantéA la demande de James Barbier, j’ai récemment parcouru son roman Le Chef de rang désenchanté. Si la thématique (monde du travail, injustice, épuisement professionnel…) et le milieu (de la restauration) évoqués sont plutôt bien traités, l’ouvrage n’a toutefois pas su me séduire. La faute, je pense, au personnage de Jason, tellement amer, misogyne (quelle vision des femmes, quel registre de langue pour les évoquer !), misanthrope et vindicatif qu’on en vient (est-ce le but de l’auteur ?) à le trouver insupportable et à se demander s’il n’est pas responsable de sa situation. Bref, aucune compassion de ma part et une baisse d’intérêt au fil des pages. Quant à l’écriture, si je reconnais à l’auteur un certain style dans ses descriptions méticuleuses, je crois que texte et vocabulaire mériteraient parfois d’être moins redondants.

James Barbier, Le Chef de rang désenchanté, Vérone, 2018, ♥♥

WinterfeldaffaireCaïus_250« Caïus est un âne. » La phrase inscrite par Rufus sur sa tablette remporte un grand succès en classe. Mais Caïus rougit de colère. Comment Rufus ose-t-il l’insulter, lui, le fils d’un richissime sénateur ? Pourtant, le lendemain, plus personne n’a envie de rire. La même phrase est tracée en lettres rouges sur la façade du temple de Minerve. Or, dans la Rome impériale, un tel sacrilège est terrible…Les amis de Rufus sont prêts à tout pour innocenter leur camarade : ils se lancent dans une enquête trépidante au cœur de la Rome antique ! (résumé de l’éditeur)
Un excellent classique de la littérature jeunesse, une enquête rondement menée et un contexte historique qui rend le roman encore plus attrayant. J’ai eu le plaisir de le redécouvrir en version audio et je suis complètement séduite par l’interprétation vivante de Nicolas Lumbreras. Je recommande.

Henry Winterfeld, L’Affaire Caïus, Audiolib, 2018, ♥♥♥♥

Bilan septembre 2018

Un bilan mi-figue, mi-raisin pour ce mois de septembre. Un abandon, une petite déception, mais un gros coup de cœur pour Julian Fellowes. Des romans que je chroniquerai bientôt, dès ma lecture de Passé imparfait terminée, en un billet dédié à l’auteur. Une fois n’est pas coutume !

♥♥♥♥♥

  • Meg Cabot, Le Carnet d’Allie (tome 1 : le déménagement), Audiolib, 2018 (chronique)
  • Julian Fellowes, Belgravia, 10/18, 2017, (quatrième)
  • Mick Kitson, Manuel de survie à l’usage des jeunes filles, Métailié, 2018 (quatrième)

♥♥♥♥

  • Flynn Berry, L’Assassin de ma sœur, Presses de la cité, 2018, (chronique)

♥♥♥

  • Marianne Power, Help me ! Comment le développement personnel n’a pas changé ma vie, Stock, 2018, (quatrième)

♥♥

  • James Barbier, Le Chef de rang désenchanté, Vérone, 2018 (quatrième)

  • Wednesday Martin, Les Primates de Park Avenue, Globe, 2017, (quatrième)

Throwback Thursday Livresque #39

A l’initiative de BettieRose, ce rendez-vous est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, mais version livres. Chaque semaine, un thème/ une lecture et l’occasion de ressortir des placards des livres qu’on aime, mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler.

Et ce jeudi :tbtl201839

 

Je me rends compte que j’ai lu quelques longues séries, sans les chroniquer (c’est malin !). Du coup, je vous parlerais d’un pavé (et d’un auteur qui les affectionne) qui m’a laissé une impression assez mitigée…

9782367626901-001-TJoël Dicker
La Disparition de Stephanie Mailer
Audiolib
Chronique

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons, dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin du meurtre. L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à découvrir le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque. Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il réellement passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ? (quatrième de couverture)

Les fabuleuses pensées d’Allie

Règle n°1 : il ne faut jamais enfoncer une spatule au fond de la gorge de sa meilleure amie.

Je ne connaissais pas la plume de Meg Cabot et dans mon projet actuel de mieux connaître la littérature jeunesse et young adult, je crois avoir fait une belle découverte. Qui va d’ailleurs se poursuivre, puisque je sais désormais à quel point l’auteur est prolifique !

Allie Punchie, c’est une petite fille de neuf ans comme les autres – qui aime le rose, a besoin d’une meilleure amie et rêve d’avoir son propre animal de compagnie – la malice et la perspicacité en plus. Pour preuve, son petit carnet, dans lequel, se basant sur sa « grande » expérience, elle édicte les règles (pertinentes pour la plupart et toujours désopilantes) qui se doivent de régir sa petite vie. Un quotidien paisible, entre gâteau d’anniversaire et chamailleries avec ses frères, bientôt bouleversé par la décision « injuste » de ses parents : la famille déménage et Allie va devoir quitter école et « copine (autrefois) préférée ». Et Cabotcarnetallie_250le plus sombre est à venir, quand on sait que la maison accueille en son grenier une main de zombie, prête à terrasser les nouveaux habitants ! Comment Allie va-t-elle bien pouvoir empêcher ce qui s’annonce comme la pire des catastrophes ?

J’ai vraiment pris plaisir à l’écoute de ce roman (à partir de 9 ans et de presque 4h) frais, drôle, enlevé, jamais bêtifiant. Et, en tant qu’adulte, j’affirme ne pas m’être ennuyée un seul instant. Il faut dire qu’Allie a un tempérament affirmé et un sens de la répartie qui prête à sourire plus d’une fois et donne envie de la suivre dans ses aventures. J’ai replongé parfois dans les souvenirs de ma propre enfance, un vrai bain de jouvence… Et quel plaisir de voir évoluer une petite fille qui n’est pas (toujours) stéréotypée et l’assume avec conviction !
On l’aura compris, j’ai vraiment adoré et je pense que la prestation de Camille Donda n’y est vraiment pas étrangère. Je recommande, j’en redemande (c’est en effet le premier tome d’une série) et je remercie vivement Audiolib pour cet envoi !

Meg Cabot, Le Carnet d’Allie (tome 1 : le déménagement), Audiolib, 2018, ♥♥♥♥♥

Profil PoudlardChallenge HP – Première année -Pitiponk (défense contre les forces du mal)
Un livre où le héros est un enfant (<13 ans)

C’est lundi, que lisez-vous ? #31

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Fellowesbelgravia_250Belgravia
Julian Fellowes
10/18, 2017

15 juin 1815. Tandis que les troupes de Napoléon sont en marche, la jeune Sophie Trenchard ne peut cacher sa joie. Issue d’une famille d’intendants, la voilà invitée au bal de la duchesse de Richmond, l’évènement qui réunit la plus brillante société de Grande-Bretagne à Bruxelles. Elle espère surtout y croiser le beau Edmund Bellasis, le meilleur parti du moment. Mais la soirée est interrompue par l’annonce d’une bataille imminente : Waterloo. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard se sont installés à Belgravia, bastion londonien de l’aristocratie. Mais un scandale passé menace leur insolente réussite…

Berryassassinsoeur_250L’Assassin de ma soeur
Flynn Berry
Presses de la cité, 2018

Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

Et j’ai écouté…

Cabotcarnetallie_250Le Carnet d’Allie (tome 1 : le déménagement)
Meg Cabot
Audiolib, 2018

Parce que ses parents ont décidé de déménager, Allie va devoir abandonner sa belle chambre rose, ses meilleures amies, son école, et tout ça pour quoi ? Pour une vieille maison délabrée, toute grise et grinçante. Sans parler de la nouvelle école qu’elle ne connaît pas ! Comment empêcher ce désastre ?
Pour se faciliter la vie, Allie invente des règles folles, qu’elle note précieusement dans son carnet. Règle n°1 : ne pas parler de déménagement à une enfant de neuf ans, sauf s’il s’agit d’Allie Punchie !

Que suis-je en train de lire ?

martinprimates_250Les Primates de Park Avenue
Wednesday Martin
Globe, 2017

Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l’Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar.
Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de hedge funds et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d’un calepin et d’un crayon, Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les mœurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

Langnaheulbeuk_250Le Donjon de Naheulbeuk (Intégrale 1)
John Lang
J’ai lu, 2018

Il était une fois un barbare en quête d’action, un voleur ne reculant devant aucun larcin, une candide fée des bois, un nain revêche, une magicienne entretenant des rapports ambigus avec un ogre peu loquace et un ranger inexpérimenté.
Rien ne les prédestinait à se rencontrer, sinon une insatiable faim d’aventures et une prédisposition à l’échec critique !

Que vais-je lire ensuite ?

Kitsonmanuel_250Manuel de survie à l’usage des jeunes filles
Mick Kitson
Métailié, 2018

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?
Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.
Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Lever le masque

« Quand vous avez tué une fois, vous pouvez tuer deux fois. Et quand vous avez tué deux fois, vous pouvez tuer l’humanité toute entière. Il n’y a plus de limites. »

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons, dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin du meurtre. L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à découvrir le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque. Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il réellement passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ? (quatrième de couverture)

Sélectionner La Disparition de Stephanie Mailer parmi les propositions qui m’étaient faites par Audiolib (que je remercie chaleureusement), était l’occasion pour moi de faire connaissance avec la plume de Joël Dicker. Malgré l’enthousiasme que ses romans ont fait naître et les critiques souvent élogieuses sur les blogs, je n’avais jamais sauté le pas, retenue par la peur du pavé et les couvertures, à mon goût peu avenantes, des éditions de Fallois. Il était donc plus que temps que je dépasse mes préjugés.

Toutefois, après 18h21 d’écoute de la talentueuse interprétation de Philippe Sollier (un vrai caméléon et c’est un compliment), le premier mot qui me vient à l’esprit est malheureusement «difficile». J’ai souffert et l’exercice m’a demandé beaucoup de concentration et d’efforts. Malgré l’intérêt de l’intrigue déroulée par Dicker, j’en ai souvent perdu le fil. La faute tout d’abord aux nombreux personnages et histoires annexes qui émaillent son récit et, je crois pouvoir le dire, pas toujours d’une grande utilité. J’ai également été peu séduite par la construction du texte et certains effets de style. Beaucoup d’allers-retours et autres digressions qui finissent par perdre le lecteur (probablement plus encore dans le cas d’une écoute), un suspense artificiel avec des fins de chapitres arbitrairement tronquées, des dialogues peu 9782367626901-001-Tsubstantiels, des descriptions d’une réelle pauvreté.

Côté fond, j’ai réellement apprécié l’ambiance d’Orphéa, l’immersion dans le quotidien et le passé de cette ville, les incursions dans le monde du spectacle, de la librairie, de la presse, de la politique. J’ai trouvé les personnages principaux bien campés. Leur histoire est intéressante et vraisemblable, à l’exception peut-être de l’happy end amoureux, convenu. A l’inverse, j’ai été horripilée (vraiment !) par certains personnages secondaires, véritables caricatures d’eux-mêmes et des professions qu’ils représentent (tout particulièrement le policier devenu metteur en scène ou encore le critique littéraire, insupportables de vanité). C’est grotesque. Cela sonne peu crédible. Un qualificatif qui s’applique également à l’enquête : méandres du récit, fausses pistes à gogo, renversements improbables, coïncidences faciles (tout le monde a sensiblement envie de devenir acteur de théâtre !), apparitions/ disparitions miraculeuses. Et j’en passe des moins plausibles encore.

On l’aura compris, je suis très mitigée après cette lecture et ne pense pas poursuivre la découverte de cet auteur. A moins que vous ne soyez très convaincants !

Joël Dicker, La Disparition de Stéphanie Mailer, Audiolib, 2018, ♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #24

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

9782367626901-001-TLa Disparition de Stephanie Mailer
Joël Dicker
Audiolib, 2018

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?

Que suis-je en train de lire ?

Peyrinaile_250L’Aile des vierges
Laurence Peyrin
Calmann-Lévy, 2018

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur ? Un extraordinaire portrait de femme libre.
Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne. Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n’est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu’elle n’est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d’un long chemin passionnel vers la liberté.

Que vais-je lire ensuite ?

Sizungouvernante_250La Gouvernante suédoise
Marie Sizun
Folio, 2018

«Dans le grand salon, ce matin baigné de soleil, ils sont là tous les trois, Léonard Sèzeneau, sa femme, et elle, Livia, un peu comme trois acteurs sur une scène, encore ignorants de leurs rôles.»
Qui est Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard pour seconder sa jeune femme Hulda dans l’éducation de leurs enfants? De la lumière radieuse de Stockholm aux lueurs crépusculaires de Meudon, cette famille va connaître une réussite fulgurante avant le déclin, loin des conventions de la fin du XIXe siècle. Dans ce roman de secrets, d’amours et de fascination mutuelle, Marie Sizun retisse les liens perdus de son étonnante histoire familiale.