1, 2, 3 coup de ♥ : récapitulatif

Je vous propose un petit rendez-vous que j’aimerais renouveler au fil des mois, s’il rencontre votre adhésion. Le principe est vraiment simple. Vous avez lu, un peu, beaucoup, passionnément tout au long du mois écoulé, mais il y a CETTE lecture qui vous a touché(e) plus que les autres ! Dites-nous laquelle et la raison de ce coup de cœur, mais.. en trois mots seulement ! Trois mots choisis pour intriguer, tenter, séduire la blogosphère… Partants ? Rendez-vous tous les 30/31 du mois ! N.B. Visuel à disposition sur demande !

Récapitulatif

1, 2, 3… coup de [Janvier]

  • Lorena – Cindy Van Wilder, La Reine des Neiges – Magie, Lion, Malédiction.
  • Alphonsine – Joy Sorma, Du bruit – Hip-hop, Hachure, Jeunesse
  • Aelys – Diane Peylin, La Grande Roue – Maltraitance, Identités, Reconstruction

1, 2, 3… coup de [Février] :

  • Lorena – Ken Follett, Une Colonne de Feu – Complots, Histoire, Reines

1, 2, 3… coup de [Mars] : 

  • Alphonsine – Karim Berrouka, Le Club des punks…- Épopée, Pogo, Anarchie
  • Aelys – Antoine Laurain, Ailleurs si j’y suis – Portrait, Collection, Imposture
  • Oursebibliophie – Scott McCloud, Le Sculpteur – Faustien, Passionné, Immersif
  • Marthe – Claudine Desmarteau, Jan – Adolescence, Révolte, Doinel
  • Lorena – Sidney Kirkpatrick, Les reliques sacrées… – Histoire-Hitler-Découvertes

1, 2, 3… coup de [Avril] : 

  • Lorena – Schaffer & Barrows, Le Cercle littéraire… – Lettres, Club de lecture, Guernesey
  • Aelys – Lisa Wingate, Les Enfants du fleuve – Séparation, Adoption, Famille

 

123_coup de coeur Finale

C’est lundi, que lisez-vous ? #13

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Libairefourrureblanche_250La Fourrure Blanche
Jardine Libaire
Presses de la Cité, 2018

Wyoming, 1987. Dans une chambre de motel, une jeune femme aux longues tresses afro pointe son fusil de chasse sur la poitrine d’un jeune homme aux allures de gendre idéal. Elle est fille de
junky, il est fils de milliardaire. Ils se sont rencontrés un an plus tôt, de l’autre côté du pays. La passion a viré à l’obsession. Et les saisons ont défilé, aussi vite que les paysages, de New Haven
à New York, dans les quatre coins d’une société que la fin des années quatre-vingt électrise. Mais de quelle flamme peuvent bien se consumer ces deux êtres que tout oppose ? Comment se retrouve-t-on en cavale dans le Midwest, le fusil braqué sur le corps de celui qu’on aime ?

Et aussi…

Thomaslittlemonsters_250Little Monsters
Kara Thomas
Castelmore, 2018

Quand elle emménage à Broken Falls, une nouvelle vie commence pour Kacey. Tout le monde ici est tellement gentil. Et elle se fait même des amies, Bailey et Jade, qui l’accueillent à bras ouverts. Mais, soudaine, ces dernières se montrent étrangement distantes. Et elles omettent de l’inviter à la plus grosse soirée de l’année. Kacey, décidée à confronter ses amies, n’en aura pourtant jamais l’occasion : après la fête Bailey disparaît sans laisser de traces. Broken Falls ne semble plus si chaleureuse. Surtout pour elle, la nouvelle.
Kacey est sur le point d’apprendre deux choses très importantes : parfois, les apparences peuvent se révéler trompeuses. Et parfois, quand on est la nouvelle, il ne faut faire confiance à personne.

Que suis-je en train de lire ?

Silhouette_Tracychevalier


A l’orée du verger

Tracy Chevalier
Folio, 2018

En 1838, la famille Goodenough s’installe sur les terres marécageuses du Black Swamp, dans l’Ohio. Chaque hiver, la fièvre vient orner d’une nouvelle croix le bout de verger qui fait péniblement vivre ces cultivateurs de pommes. Quinze ans et un drame plus tard, leur fils Robert part tenter sa chance dans l’Ouest et sa sœur Martha n’a qu’un rêve : traverser l’Amérique pour lui confier un lourd secret.

Des coupe-gorge de New York au port grouillant de San Francisco, À l’orée du verger nous plonge dans l’histoire des pionniers et dans celle, méconnue, des arbres, de la culture des pommiers au commerce des arbres millénaires de Californie.

Que vais-je lire ensuite ?

005327917Candyland
Jax Miller
J’ai lu, 2018

Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.

Le petit bonheur hebdomadaire #8

A l’initiative de Pause Earl Grey, ce rendez-vous est une invitation à partager, chaque vendredi, un petit bonheur, tout simplement. Une jolie idée qui s’inscrit plus globalement dans mon envie de positiver et de mieux profiter en pleine conscience du quotidien. Et là, c’est un petit plaisir geek et régressif que je souhaite évoquer avec vous…

Ça y est, je suis enfin entrée à Poudlard !

Application pour iOS et Android

Voyeurisme

« Qui suis-je pour vouloir expliquer aux autres comment surmonter leurs problèmes ? »

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ? Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ? (quatrième de couverture)

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Bien qu’efficace et divertissant, je risque d’oublier assez vite ce roman qui ne manque pas d’atouts, mais use de ficelles peut-être un peu trop connues des habitués du thriller. Si j’ai trouvé le thème principal (l’agoraphobie) plutôt bien décliné et assez original, je n’ai pas été bluffée par les renversements et autres twists que promettait la quatrième de couverture. A vrai dire – et c’est plutôt rare pour moi – j’ai senti venir les révélations finales.
Un autre point intéressant du récit consiste en son contexte cinématographique. Les nombreuses références aux films en noir et blanc qui émaillent le récit et forment l’une des échappatoires obsessionnelles du personnage principal me semblent également une véritable toile de fond et une probable clé d’interprétation. Toutefois, si mes connaissances très lacunaires m’ont permis de déceler l’allusion évidente à Fenêtre sur cour d’Hitchcock, je n’ai pas su apprécier les autres (probables) clins d’œil et leur portée.

Un avis mitigé donc, mais je reste persuadée qu’il tient moins à la qualité intrinsèque de ce roman qu’au fait que je sois passée à côté de plusieurs de ses singularités. Merci aux Presses de la Cité pour cet envoi !

A.J. Finn, La Femme à la fenêtre, Presses de la cité, 2018, ♥♥♥

 

Plagiat criminel

« Mon personnage de « Joe-le-Lent » était en béton.
Alors que je passais d’Hannibal Lecter à Forrest Gump en quelques secondes, j’ai compris que la police n’avait pas le moindre suspect ».

Christchurch, Nouvelle-Zélande. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, Joe Middleton travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer accusé d’avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Pourtant, même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch. Contrarié, Joe décide de démasquer le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres… (quatrième de couverture)

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Ce roman n’a pas réussi à me convaincre, malgré un concept original qui m’avait attirée : celui du tueur en série qui mène l’enquête. Ce que je lui reprocherais de manière générale, c’est son manque de consistance.
Joe, le personnage principal est un “méchant” dans sa forme la plus extrême – froid, calculateur, cruel, vil –, mais sa psychologie évolue peu et on se lasse vite de son ironie, même si elle peut prêter à sourire dans les premières pages. Je n’ai pas réussi à ressentir une véritable empathie pour Sally, malgré son dévouement expiatoire parfois touchant, et Daniela m’a laissé plutôt indifférente. L’intrigue en elle-même paraît finalement peu subtile, avec des crimes répétitifs et rarement surprenants, une enquête d’une certaine monotonie. Et s’il n’était le retournement de situation au milieu du roman, je pense que l’histoire aurait vraiment fini par traîner en longueur.

Paul Cleave, Un Employé modèle, Livre de poche, 2011, ♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #12

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?
Finnfemmefenetre_250
La Femme à la fenêtre
A.J. Finn
Presses de la cité, 2018

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ? Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

Que suis-je en train de lire ?

Libairefourrureblanche_250La Fourrure Blanche
Jardine Libaire
Presses de la Cité, 2018

Wyoming, 1987. Dans une chambre de motel, une jeune femme aux longues tresses afro pointe son fusil de chasse sur la poitrine d’un jeune homme aux allures de gendre idéal. Elle est fille de
junky, il est fils de milliardaire. Ils se sont rencontrés un an plus tôt, de l’autre côté du pays. La passion a viré à l’obsession. Et les saisons ont défilé, aussi vite que les paysages, de New Haven
à New York, dans les quatre coins d’une société que la fin des années quatre-vingt électrise. Mais de quelle flamme peuvent bien se consumer ces deux êtres que tout oppose ? Comment se retrouve-t-on en cavale dans le Midwest, le fusil braqué sur le corps de celui qu’on aime ?

Que vais-je lire ensuite ?

005327917Candyland
Jax Miller
J’ai lu, 2018

Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.

Liens indestructibles

« La meilleure des choses, c’est de savoir ».

Memphis, 1939. Par une nuit pluvieuse, Rill Foss, douze ans, et ses quatre frère et sœurs sont enlevés par des inconnus. Emmenés loin de la péniche familiale et des bords du Mississippi, jetés dans un orphelinat, les enfants réalisent bien vite qu’ils ne reverront plus leurs parents. La mystérieuse Société des foyers d’accueil du Tennessee vient de sceller leur sort à tout jamais.

Caroline du Sud, de nos jours. Avery Stafford, jeune avocate épanouie à qui tout semble sourire, est de retour dans la ville de son enfance. Lors d’une visite à sa grand-mère, cette dernière tient un discours étrange qui remet en cause toutes ses certitudes. Quelle est vraiment l’histoire de sa famille ? D’où vient-elle ? (quatrième de couverture)

 

Comme nombre des livres qui me touchent, j’ai eu besoin d’un peu de temps pour mettre des mots sur mon ressenti de lecture et surtout pour rendre hommage à ce superbe roman historique.

Les Enfants du fleuve, c’est d’abord un texte d’une grande fluidité, dont on se détache difficilement. En alternant, puis croisant, présent et passé de ses personnages, Lisa Wingate tient son lecteur en haleine tout au long des presque 500 pages de son récit. Le fait aussi d’une enquête haletante et pleine de surprises, que l’on mène aux côtés d’Avery Stafford, jeune avocate bien décidée à dénouer les secrets familiaux et à renoncer aux carcans d’une vie qu’elle n’a pas choisie.

Wingateenfantsfleuve_250C’est surtout une histoire tragique et émouvante, qui remue et ne laisse pas indifférent, parce que basée notamment sur des faits réels. Le scandale de la Société des foyers d’accueil du Tennessee est la toile de fond d’un récit très documenté. Et si les enfants Foss sont des êtres de papier, ils n’en témoignent pas moins des épreuves qu’ont traversées ces enfants arrachés à leur famille (aimante ou non) pour être placés dans des foyers aisés – pour ne pas dire vendus à plus offrant.

Ce sont encore des personnages attachants qu’on n’oublie pas de sitôt : on admirera notamment la pugnacité et l’abnégation de Riss, petite fille qui, malgré l’adversité, n’aura de cesse de chercher à sauver ses frères et sœurs et à reconstituer sa famille injustement séparée. Une belle ode à l’amour filial et fraternel.

Le tour de force de Lisa Wingate étant de nous offrir un récit enrichissant mais jamais pontifiant, émouvant mais jamais larmoyant, rempli d’amour et d’espoir mais sans aucune mièvrerie. Je recommande vivement, on l’aura compris, ce magnifique ouvrage dont je dois la lecture aux éditions les Escales que je remercie chaleureusement.

Lisa Wingate, Les Enfants du fleuve, Les Escales, 2018, ♥♥♥♥♥