Plagiat criminel

« Mon personnage de « Joe-le-Lent » était en béton.
Alors que je passais d’Hannibal Lecter à Forrest Gump en quelques secondes, j’ai compris que la police n’avait pas le moindre suspect ».

Christchurch, Nouvelle-Zélande. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, Joe Middleton travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer accusé d’avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Pourtant, même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch. Contrarié, Joe décide de démasquer le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres… (quatrième de couverture)

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Ce roman n’a pas réussi à me convaincre, malgré un concept original qui m’avait attirée : celui du tueur en série qui mène l’enquête. Ce que je lui reprocherais de manière générale, c’est son manque de consistance.
Joe, le personnage principal est un “méchant” dans sa forme la plus extrême – froid, calculateur, cruel, vil –, mais sa psychologie évolue peu et on se lasse vite de son ironie, même si elle peut prêter à sourire dans les premières pages. Je n’ai pas réussi à ressentir une véritable empathie pour Sally, malgré son dévouement expiatoire parfois touchant, et Daniela m’a laissé plutôt indifférente. L’intrigue en elle-même paraît finalement peu subtile, avec des crimes répétitifs et rarement surprenants, une enquête d’une certaine monotonie. Et s’il n’était le retournement de situation au milieu du roman, je pense que l’histoire aurait vraiment fini par traîner en longueur.

Paul Cleave, Un Employé modèle, Livre de poche, 2011, ♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #12

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?
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La Femme à la fenêtre
A.J. Finn
Presses de la cité, 2018

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ? Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

Que suis-je en train de lire ?

Libairefourrureblanche_250La Fourrure Blanche
Jardine Libaire
Presses de la Cité, 2018

Wyoming, 1987. Dans une chambre de motel, une jeune femme aux longues tresses afro pointe son fusil de chasse sur la poitrine d’un jeune homme aux allures de gendre idéal. Elle est fille de
junky, il est fils de milliardaire. Ils se sont rencontrés un an plus tôt, de l’autre côté du pays. La passion a viré à l’obsession. Et les saisons ont défilé, aussi vite que les paysages, de New Haven
à New York, dans les quatre coins d’une société que la fin des années quatre-vingt électrise. Mais de quelle flamme peuvent bien se consumer ces deux êtres que tout oppose ? Comment se retrouve-t-on en cavale dans le Midwest, le fusil braqué sur le corps de celui qu’on aime ?

Que vais-je lire ensuite ?

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Jax Miller
J’ai lu, 2018

Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.

Liens indestructibles

« La meilleure des choses, c’est de savoir ».

Memphis, 1939. Par une nuit pluvieuse, Rill Foss, douze ans, et ses quatre frère et sœurs sont enlevés par des inconnus. Emmenés loin de la péniche familiale et des bords du Mississippi, jetés dans un orphelinat, les enfants réalisent bien vite qu’ils ne reverront plus leurs parents. La mystérieuse Société des foyers d’accueil du Tennessee vient de sceller leur sort à tout jamais.

Caroline du Sud, de nos jours. Avery Stafford, jeune avocate épanouie à qui tout semble sourire, est de retour dans la ville de son enfance. Lors d’une visite à sa grand-mère, cette dernière tient un discours étrange qui remet en cause toutes ses certitudes. Quelle est vraiment l’histoire de sa famille ? D’où vient-elle ? (quatrième de couverture)

 

Comme nombre des livres qui me touchent, j’ai eu besoin d’un peu de temps pour mettre des mots sur mon ressenti de lecture et surtout pour rendre hommage à ce superbe roman historique.

Les Enfants du fleuve, c’est d’abord un texte d’une grande fluidité, dont on se détache difficilement. En alternant, puis croisant, présent et passé de ses personnages, Lisa Wingate tient son lecteur en haleine tout au long des presque 500 pages de son récit. Le fait aussi d’une enquête haletante et pleine de surprises, que l’on mène aux côtés d’Avery Stafford, jeune avocate bien décidée à dénouer les secrets familiaux et à renoncer aux carcans d’une vie qu’elle n’a pas choisie.

Wingateenfantsfleuve_250C’est surtout une histoire tragique et émouvante, qui remue et ne laisse pas indifférent, parce que basée notamment sur des faits réels. Le scandale de la Société des foyers d’accueil du Tennessee est la toile de fond d’un récit très documenté. Et si les enfants Foss sont des êtres de papier, ils n’en témoignent pas moins des épreuves qu’ont traversées ces enfants arrachés à leur famille (aimante ou non) pour être placés dans des foyers aisés – pour ne pas dire vendus à plus offrant.

Ce sont encore des personnages attachants qu’on n’oublie pas de sitôt : on admirera notamment la pugnacité et l’abnégation de Riss, petite fille qui, malgré l’adversité, n’aura de cesse de chercher à sauver ses frères et sœurs et à reconstituer sa famille injustement séparée. Une belle ode à l’amour filial et fraternel.

Le tour de force de Lisa Wingate étant de nous offrir un récit enrichissant mais jamais pontifiant, émouvant mais jamais larmoyant, rempli d’amour et d’espoir mais sans aucune mièvrerie. Je recommande vivement, on l’aura compris, ce magnifique ouvrage dont je dois la lecture aux éditions les Escales que je remercie chaleureusement.

Lisa Wingate, Les Enfants du fleuve, Les Escales, 2018, ♥♥♥♥♥

 

Comme un roman

« Vivre dans un roman n’est-il pas complètement épuisant ?
Évoluer dans un roman ne génère-t-il pas une attente lancinante, inutile ?
Que va-t-il se passer ? Souffler d’une page à l’autre, que va-t-il m’arriver ? ».

« Être une héroïne de roman ne m’empêche pas de prendre le métro, au contraire. Portée par ma vocation, je m’y engouffre avec exaltation. Différents mondes superposés les uns aux autres ne nous apprennent-ils pas à vivre dans plusieurs dimensions ? » Établie avec succès dans sa nouvelle activité de traiteur à domicile, Alice Quester cherche toujours des réponses à ses multiples questions : en quoi consiste notre existence ? Comment lui donner l’intensité désirée ? Son projet : 1. Lire et relire Anna Karénine. 2. Se pencher sur le cas Tolstoï. 3. Suivre de près sa sœur aînée, son frère altermondialiste, son voisin de palier… et aussi cet homme aperçu au volant d’une voiture ou sur les pages people d’un magazine : Neil Larue. 4. Voir si tous ces destins mêlés au sien peuvent former quelque chose de cohérent : un vrai roman de la vie, ou une vraie vie de roman… (quatrième de couverture)

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Ce roman est une véritable curiosité.
Jouant sur la déstructuration et les frontières entre réalité et fiction, il est aussi surprenant que captivant. On s’y plonge sans savoir exactement à quoi s’attendre, on le referme un peu perplexe, sans avoir la certitude d’en avoir saisi le sens et la portée.

Récit hybride, mêlant à l’histoire qu’il raconte une étude documentée du roman Anna Karénine, cet ouvrage vaut surtout pour la réflexion subtile qu’il propose sur l’écriture, le genre romanesque et la création littéraire… et pour l’invitation à (re) découvrir le roman de Tolstoï !

 

Elisabeth Jacquet, Anna Karénine, c’est moi, Philippe Rey, 2010, ♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #11

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

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La Saison des feux
Celeste NG
Sonatine, 2018

À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.

Que suis-je en train de lire ?
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La Femme à la fenêtre
A.J. Finn
Presses de la cité, 2018

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ? Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?
Que vais-je lire ensuite ?

005327917Candyland
Jax Miller
J’ai lu, 2018

Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.

 

C’est lundi, que lisez-vous ? #10

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Wingateenfantsfleuve_250Les Enfants du fleuve
L. Wingate
Les Escales, 2018

Peu importe les chemins empruntés, le cœur se souvient toujours d’où l’on vient. Memphis, 1939. Par une nuit pluvieuse, Rill Foss, douze ans, et ses quatre frère et sœurs sont enlevés par des inconnus. Emmenés loin de la péniche familiale et des bords du Mississippi, jetés dans un orphelinat, les enfants réalisent bien vite qu’ils ne reverront plus leurs parents. La mystérieuse Société des foyers d’accueil du Tennessee vient de sceller leur sort à tout jamais.
Caroline du Sud, de nos jours. Avery Stafford, jeune avocate épanouie à qui tout semble sourire, est de retour dans la ville de son enfance. Lors d’une visite à sa grand-mère, cette dernière tient un discours étrange qui remet en cause toutes ses certitudes. Quelle est vraiment l’histoire de sa famille ? D’où vient-elle ? Troublée, Avery commence à enquêter…

Que suis-je en train de lire ?

HP5Harry Potter et l’Ordre du Phénix
J.K. Rowling
Gallimard, 2003

À quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

Que vais-je lire ensuite ?

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Le petit bonheur hebdomadaire #7

A l’initiative de Pause Earl Grey, ce rendez-vous est une invitation à partager, chaque vendredi, un petit bonheur, tout simplement. Une jolie idée qui s’inscrit plus globalement dans mon envie de positiver et de mieux profiter en pleine conscience du quotidien. Et là, c’est un petit bonheur par anticipation que je souhaite partager avec vous…

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