C’est lundi, que lisez-vous ? #34

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

cover149098-mediumLes Quatre Filles du docteur Moreau
Janine Boissard
Fayard, 2018

Elles sont quatre sœurs, entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d’être mannequin  ; Bernadette l’indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs ; Pauline qui rêve d’écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère «écouteuse» et vivent à La Marette, une maison entourée d’un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s’y brouille et s’y réconcilie, mais avant tout on s’y sent bien.
Avec Les quatre filles du docteur Moreau, Janine Boissard fait revivre L’esprit de famille, saga culte des années soixante-dix, en lui donnant les couleurs d’aujourd’hui. Poussez la porte de La Marette, entrez dans cette famille. C’est la vôtre.

Que suis-je en train de lire ?

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À Fleur de peau
James Barnaby
Marge noire, 2018

Brillante étudiante à l’Université du Wisconsin à Madison, Jane souffre de « fugues temporelles » depuis ses 11 ans, année où elle a été enlevée, dans des circonstances mystérieuses qui n’ont jamais été élucidées. En vacances dans le chalet familial au bord du lac Mendota, la jeune fille est seule avec son beau-père Richard, sa mère ayant dû se rendre en urgence à Chicago pour son travail. En pleine nuit, elle se réveille les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds. Elle n’est plus dans sa chambre mais dans celle de ses parents. Richard gît à ses côtés, égorgé… Arrêtée, Jane est déférée devant la Cour criminelle. Elle le sait, elle a tout de la coupable idéale. Pour le procureur du comté et la police de Madison, l’affaire est claire : Jane a commis ce crime odieux dans une crise de folie. Ce n’est pourtant pas l’avis de Joseph Sleuth, l’agent local du FBI, qui penche plutôt pour un assassinat politique maquillé en crime de famille. Écologiste militant, Richard, en campagne électorale pour le poste de sénateur, avait en effet de nombreux ennemis à la Bourse des valeurs agricoles de Chicago, lobby puissant et influent, où le père de Jane est courtier… Libérée sous caution et placée en observation dans un hôpital psychiatrique sur décision du juge, Jane est prise en charge par un spécialiste de l’hypnose. Au fil des séances qui la replongent dans son passé, elle retrouve la mémoire. L’étau se resserre…

Que vais-je lire ensuite ?

Rihoitausten_250Jane Austen. Un cœur rebelle
Catherine Rihoit
Ecriture, 2018

Dans le monde anglophone, sa notoriété est aujourd’hui équivalente à celle de Shakespeare. Quantité de livres et d’articles scrutent les moindres détails d’une existence que sa famille considérait pour- tant comme dépourvue d’événements. En romancière, mais au moyen d’une enquête quasi policière, Catherine Rihoit débusque et retisse les moindres détails d’une existence pleine de zones d’ombre.
Dès ses écrits de jeunesse, Jane Austen (1775-1817) prend le contrepied de l’émotion larmoyante où baigne la production de son époque. Elle sera dès lors à l’image de ses héroïnes : indépendante, préférant, aux conventions de la bonne société, les plaisirs individuels ; aux élans déraisonnés, les jugements pesés.
Une valeur guide toute sa vie, littéraire comme amoureuse : la vérité du cœur. Celle que l’on interdisait aux femmes de son temps. La fausseté était alors, pour une femme, la composante essentielle de la réussite sociale. « Nous n’existons que par le sentiment », écrit-elle dans Persuasion. C’est peut-être là que réside sa réussite : en avance sur son temps, elle coïncide avec les aspirations féminines actuelles.
Rebelle, l’auteur d’Orgueil et Préjugés ? Telle est la question posée dans cette biographie où l’œuvre et la vie de « Jane A » se répondent sans cesse.

Et aussi…

Shirahamaatelier1_250L’Atelier des Sorciers, tome 1
Kamome Shirahama
Pika Edition, 2018

Coco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a achetés à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique ! Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence !

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #11

Il y a ces livres passionnants qui nous font nous évader du quotidien et qu’on a du mal à reposer. Mais il y a aussi ces bouquins plus difficiles à appréhender… Après de nombreuses années d’études de lettres, je me suis juré de ne plus jamais m’imposer une lecture ! Bref, quand l’engouement n’est pas là, je mets éventuellement de côté ou je laisse carrément tomber… Il arrive aussi que j’apprécie une lecture, mais ne trouve pas pour autant les mots pour le dire… Dans tous les cas, c’est décidé, je vous en parle quand même (un peu) ! Et je remercie tout particulièrement Netgalley et Audiolib, qui me permettent de nombreuses découvertes…

Powerhelp_250Marianne Power a testé pour vous douze bibles du développement personnel. A raison d’un livre par mois, elle s’est concrètement demandé comment ces ouvrages pouvaient changer sa vie. Une expérience pour le meilleur et pour le pire !
En prenant le contrepied des plus célèbres livres de développement personnel, l’auteur relève le défi d’en faire une analyse objective. Même si le personnage de Marianne reste, à l’issue de son expérience, profondément sceptique, elle n’en a pas moins évolué grâce à ses lectures. N’étant pas une grande adepte du développement personnel et de ses préceptes, j’en ai apprécié le constat critique, non dénué d’humour et de cynisme. J’en retiens néanmoins qu’il faut savourer le temps présent et profiter des petits bonheurs de la vie. Ce roman enlevé en fut un !

Marianne Power, Help me. Comment le développement personnel n’a pas changé ma vie, Stock, 2018, ♥♥♥

Couverture Le chef de rang désenchantéA la demande de James Barbier, j’ai récemment parcouru son roman Le Chef de rang désenchanté. Si la thématique (monde du travail, injustice, épuisement professionnel…) et le milieu (de la restauration) évoqués sont plutôt bien traités, l’ouvrage n’a toutefois pas su me séduire. La faute, je pense, au personnage de Jason, tellement amer, misogyne (quelle vision des femmes, quel registre de langue pour les évoquer !), misanthrope et vindicatif qu’on en vient (est-ce le but de l’auteur ?) à le trouver insupportable et à se demander s’il n’est pas responsable de sa situation. Bref, aucune compassion de ma part et une baisse d’intérêt au fil des pages. Quant à l’écriture, si je reconnais à l’auteur un certain style dans ses descriptions méticuleuses, je crois que texte et vocabulaire mériteraient parfois d’être moins redondants.

James Barbier, Le Chef de rang désenchanté, Vérone, 2018, ♥♥

WinterfeldaffaireCaïus_250« Caïus est un âne. » La phrase inscrite par Rufus sur sa tablette remporte un grand succès en classe. Mais Caïus rougit de colère. Comment Rufus ose-t-il l’insulter, lui, le fils d’un richissime sénateur ? Pourtant, le lendemain, plus personne n’a envie de rire. La même phrase est tracée en lettres rouges sur la façade du temple de Minerve. Or, dans la Rome impériale, un tel sacrilège est terrible…Les amis de Rufus sont prêts à tout pour innocenter leur camarade : ils se lancent dans une enquête trépidante au cœur de la Rome antique ! (résumé de l’éditeur)
Un excellent classique de la littérature jeunesse, une enquête rondement menée et un contexte historique qui rend le roman encore plus attrayant. J’ai eu le plaisir de le redécouvrir en version audio et je suis complètement séduite par l’interprétation vivante de Nicolas Lumbreras. Je recommande.

Henry Winterfeld, L’Affaire Caïus, Audiolib, 2018, ♥♥♥♥

Bis repetita

Berryassassinsoeur_250Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs (quatrième de couverture).

Tout d’abord un grand merci aux éditions Presses de la cité qui me gâtent depuis plus d’un an. Pour ce thriller, aussitôt arrivé dans ma boîte aux lettres (samedi), il fut aussitôt lu ! Il faut dire que la couverture était une invitation ; le titre et la quatrième captivants. Au final, je reste néanmoins sur une impression mitigée. Un petit bilan s’impose…

Les plus

  • Le roman est bref et efficace, avec des chapitres courts qui vont droit au but.
  • Le style est captivant, sans fioriture, et fonctionne bien au vu du tempérament de Nora.
  • L’intrigue tient la route. L’idée de l’enquête menée par amour fraternel est bien trouvée. On s’intéresse à l’histoire des deux sœurs, à leur passé et à la force de leurs liens.
  • Le rebondissement final est satisfaisant.
  • Les lieux, la météo créent une atmosphère propice.

Les moins

  • L’analyse psychologique des personnages est un peu faible. Les motivations des protagonistes sont souvent à peine esquissées, surtout pour les personnages secondaires.
  • Nora m’a été d’emblée antipathique. Ses silences et réponses monosyllabiques répétitifs sont pesants et délaient artificiellement l’intrigue.
  • Même si le dénouement est inattendu, l’histoire est un peu trop prévisible. On se doute que c’est Nora qui mènera l’enquête à son but, on devine qu’elle sera suspectée en cours de route…
  • Le twist final est un peu abrupt, pas forcément très clair. Il y a également quelques incohérences dans le récit ; les intuitions de Nora manquent souvent de fond, de justification.

Bilan

Un thriller efficace et divertissant, qui se lit en quelques heures et trouvera probablement son public, sans être toutefois inoubliable.

Flynn Berry, L’Assassin de ma sœur, Presses de la cité, 2018, ♥♥♥

Profil PoudlardChallenge HP – 2e année – Expecto patronum (défense contre les forces du mal)
Le premier livre d’un auteur

C’est lundi, que lisez-vous ? #31

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Fellowesbelgravia_250Belgravia
Julian Fellowes
10/18, 2017

15 juin 1815. Tandis que les troupes de Napoléon sont en marche, la jeune Sophie Trenchard ne peut cacher sa joie. Issue d’une famille d’intendants, la voilà invitée au bal de la duchesse de Richmond, l’évènement qui réunit la plus brillante société de Grande-Bretagne à Bruxelles. Elle espère surtout y croiser le beau Edmund Bellasis, le meilleur parti du moment. Mais la soirée est interrompue par l’annonce d’une bataille imminente : Waterloo. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard se sont installés à Belgravia, bastion londonien de l’aristocratie. Mais un scandale passé menace leur insolente réussite…

Berryassassinsoeur_250L’Assassin de ma soeur
Flynn Berry
Presses de la cité, 2018

Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

Et j’ai écouté…

Cabotcarnetallie_250Le Carnet d’Allie (tome 1 : le déménagement)
Meg Cabot
Audiolib, 2018

Parce que ses parents ont décidé de déménager, Allie va devoir abandonner sa belle chambre rose, ses meilleures amies, son école, et tout ça pour quoi ? Pour une vieille maison délabrée, toute grise et grinçante. Sans parler de la nouvelle école qu’elle ne connaît pas ! Comment empêcher ce désastre ?
Pour se faciliter la vie, Allie invente des règles folles, qu’elle note précieusement dans son carnet. Règle n°1 : ne pas parler de déménagement à une enfant de neuf ans, sauf s’il s’agit d’Allie Punchie !

Que suis-je en train de lire ?

martinprimates_250Les Primates de Park Avenue
Wednesday Martin
Globe, 2017

Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l’Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar.
Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de hedge funds et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d’un calepin et d’un crayon, Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les mœurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

Langnaheulbeuk_250Le Donjon de Naheulbeuk (Intégrale 1)
John Lang
J’ai lu, 2018

Il était une fois un barbare en quête d’action, un voleur ne reculant devant aucun larcin, une candide fée des bois, un nain revêche, une magicienne entretenant des rapports ambigus avec un ogre peu loquace et un ranger inexpérimenté.
Rien ne les prédestinait à se rencontrer, sinon une insatiable faim d’aventures et une prédisposition à l’échec critique !

Que vais-je lire ensuite ?

Kitsonmanuel_250Manuel de survie à l’usage des jeunes filles
Mick Kitson
Métailié, 2018

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?
Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.
Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #10

Pour l’amoureuse de l’automne, de l’hiver et du froid que je suis, cet été caniculaire aura été difficile. S’il ne m’a pas empêchée de lire (entourée de pas moins de deux ventilateurs), il m’a tenue éloignée beaucoup trop longtemps de vos blogs et de mon ordinateur. Ce billet synthétique va me permettre de reprendre le fil, tout en donnant un petit panorama des lectures effectuées et des partenariats qui ont comblé mes vacances. Je remercie les éditions Les Escales, J’ai lu et Métailié pour leurs fidèles envois.

Chantreauenfantsmère_250Que dire de ce roman de la rentrée littéraire si ce n’est que je suis passée à côté, mais que son propos et son style pourront séduire des lecteurs plus concernés que moi. C’est une tranche de vie que Jérôme Chantreau nous donne à découvrir : en pleine ascension mitterandienne – pour lequel elle a osé voter contre l’avis de ses proches – Françoise est abandonnée par son mari. Un divorce qui lui permet de se reconstruire et de donner un sens à sa vie, en (ab)usant de sa liberté retrouvée et en pratiquant un altruisme sans limite. Des choix, parfois égoïstes, qui ne seront pas sans conséquence sur son fils Laurent, jeune homme sensible et influençable, qui noie son désespoir dans les paradis artificiels. Si j’ai apprécié l’ambiance parisienne, la fresque des années 80, le contexte musical, je suis restée observatrice de cette famille dont les états d’âme m’ont peu touchée.

Jérôme Chantreau, Les Enfants de ma mère, Les Escales, 2018, ♥♥♥

Sigurdardottirfilet_250Même si ce roman peut se lire indépendamment, il n’en est pas moins le deuxième opus de la trilogie Reykjavík noir de la talentueuse romancière islandaise Lilja Sigurdardottír et je vous encourage vivement à parcourir la série dans l’ordre. On retrouve en effet dans Le Filet les personnages emblématiques de Piégée. Sonja, passeuse d’exception et plus que jamais contrainte de transporter de la drogue pour obtenir la garde de Tómas, son petit garçon. La banquière Agla, qui n’est pas à une malversation près, mais reste d’une grande fidélité et d’une remarquable abnégation pour sa compagne Sonja. Bragi, douanier complice de la jeune mère, prêt à tous les sacrifices pour assurer une fin décente à son épouse atteinte d’Alzheimer. Un thriller touchant, addictif, rythmé et prometteur. Un brin compliqué parfois quand il s’agit de suivre les tractations d’Agla et de ses comparses, mais rien qui ne gâche le plaisir de la lecture. Vite, la suite !

Lilja Sigurdardottír, Le Filet, Métailié, 2018, ♥♥♥♥

Jomardchatbouboule_250« Avec son léger surpoids pondéral chronique (mais assumé), le chat Bouboule vit une vie de pacha en République-bananière-et-autoproclamée-de-Grumeauland ». Une entrée en matière qui traduit à merveille l’humour désopilant, un brin cynique mais très réaliste, de Nathalie Jomard quand il s’agit d’évoquer les petites manies du quotidien de son (gros) félin. Le graphisme est fin et travaillé, amusant tout comme le propos, et tout possesseur de chat (ventripotent) devrait reconnaître en Bouboule les travers de son propre animal. Bref, j’en redemande, même si Mélusine n’apprécie pas vraiment la comparaison…

Nathalie Jomard, Chat-Bouboule, J’ai lu, 2018, ♥♥♥♥

Jomardchatbouboule_extrait

 

C’est lundi, que lisez-vous ? #24

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

9782367626901-001-TLa Disparition de Stephanie Mailer
Joël Dicker
Audiolib, 2018

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?

Que suis-je en train de lire ?

Peyrinaile_250L’Aile des vierges
Laurence Peyrin
Calmann-Lévy, 2018

Doit-on trahir ses convictions et ses rêves pour un peu de bonheur ? Un extraordinaire portrait de femme libre.
Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne. Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n’est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu’elle n’est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd House et que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d’un long chemin passionnel vers la liberté.

Que vais-je lire ensuite ?

Sizungouvernante_250La Gouvernante suédoise
Marie Sizun
Folio, 2018

«Dans le grand salon, ce matin baigné de soleil, ils sont là tous les trois, Léonard Sèzeneau, sa femme, et elle, Livia, un peu comme trois acteurs sur une scène, encore ignorants de leurs rôles.»
Qui est Livia, la gouvernante suédoise engagée par Léonard pour seconder sa jeune femme Hulda dans l’éducation de leurs enfants? De la lumière radieuse de Stockholm aux lueurs crépusculaires de Meudon, cette famille va connaître une réussite fulgurante avant le déclin, loin des conventions de la fin du XIXe siècle. Dans ce roman de secrets, d’amours et de fascination mutuelle, Marie Sizun retisse les liens perdus de son étonnante histoire familiale.

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #9

Il y a ces livres passionnants qui nous font nous évader du quotidien et qu’on a du mal à reposer. Mais il y a aussi ces bouquins plus difficiles à appréhender… Après de nombreuses années d’études de lettres, je me suis juré de ne plus jamais m’imposer une lecture ! Bref, quand l’engouement n’est pas là, je mets éventuellement de côté ou je laisse carrément tomber… Il arrive aussi que j’apprécie une lecture, mais ne trouve pas pour autant les mots pour le dire… Dans tous les cas, c’est décidé, je vous en parle quand même (un peu) ! Je remercie les éditions Presses de la Cité pour ces deux envois spontanés.

Mansietberthaudvalsemouettes_250Gabrielle est auxiliaire au phare de Cordouan, un métier solitaire et généralement réservé aux hommes qu’elle embrasse avec passion, même s’il lui rappelle le souvenir de sa mère disparue tragiquement dans un naufrage. Elle y fait la connaissance d’Alexis, dont elle tombe amoureuse, avant qu’il ne parte à la guerre et la laisse bientôt sans nouvelle. En bref : métier atypique, décors maritimes, contexte de la seconde guerre mondiale, relations filiales et secret de famille, amitié et amour… Voilà où j’en suis au moment d’abandonner ma lecture. Et je n’ai pas grand-chose à lui reprocher – la plume de Madeleine Mansiet-Berthaud m’avait même séduite il y a peu – mais ce récit, malgré plusieurs tentatives, ne parvient pas à captiver mon attention. Probable question de timing, liée notamment au fait que mes dernières lectures  – des thrillers – ont été plutôt haletantes. Je laisse de côté, mais y reviendrai peut-être… D’autres chroniques (plus constructives) sur Babelio.

Madeleine Mansiet-Berthaud, La Valse des mouettes, Presses de la cité, 2018,

2Hoskins et Loren croyaient cette affaire bel et bien résolue : avec la découverte de pas moins de 33 cadavres sous sa maison, Jacky Seever était passé aux aveux et avait été condamné sans aucun doute possible. Mais, 7 ans plus tard – alors que le coupable attend sa mort prochaine dans sa cellule – le duo de flics se reforme, bon gré mal gré. Plusieurs victimes ont été retrouvées, assassinées dans des conditions identiques aux méthodes du serial killer d’autrefois. Seever a-t-il un complice ? Tire-t-il les ficelles à distance ? Ou s’agit-il d’un meurtrier fanatique inspiré par son prédécesseur ?
Abrupte(s). C’est le mot qui caractérise à la fois le style sans ambage de Joann Channey, son intrigue sordide et ses personnages atypiques – qui frôlent parfois la caricature. Le résultat : un thriller divertissant, mais pas inoubliable.

Joann Chaney, Sept ans de Silence, Presses de la cité, 2018, ♥♥♥