C’est lundi, que lisez-vous ? #36

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

BrassetjulietteNY_250Juliette à New York
Rose-Line Brasset
Kennes, 2018

Juliette à New York. En compagnie de sa mère journaliste, Juliette, 13 ans, voyage aussitôt qu’un congé scolaire se présente. Pour cette première aventure, elle s’envole vers la Grosse Pomme quelques jours avant Pâques. La voilà partie pour une semaine dans la cité de ses rêves ! Dès son arrivée, elle est séduite par les 1001 attraits de la ville qui ne dort jamais. Entre deux repas au restaurant, une visite au musée et quelques séances de magasinage intensif, Juliette ne tarde pas à se faire de nouveaux amis avec qui elle vivra évidemment des aventures à couper le souffle !

Que suis-je en train de lire ?

Higginsmaintenantdis_250

Maintenant que tu le dis
Kristian Higgins
Harper Collins, 2018

Elle qui croyait être accueillie à bras ouverts…
Quand Nora Stuart, jeune gastroentérologue, se fait renverser par une camionnette d’extermination des nuisibles, elle y voit comme un signe. Ajoutez à cela une séance aux urgences durant laquelle son petit ami flirte ouvertement avec une autre, et c’est la goutte d’eau.
Ressentant un besoin urgent de soutien, Nora saute le pas et décide de revenir à Scupper Island, son île natale qu’elle avait soigneusement évitée depuis 15 ans. Si elle espérait que les habitants de l’île lui auraient pardonné tout ce qu’ils lui reprochaient au lycée, c’est raté.
L’accueil de sa mère et de sa nièce est tout aussi froid. Mais c’était sans compter sur l’optimisme et la détermination sans faille de Nora, prête à tout pour ressouder sa famille et passer un bon été sur cette île qui n’oublie jamais rien.

Que vais-je lire ensuite ?

Rihoitausten_250

Jane Austen. Un cœur rebelle
Catherine Rihoit
Ecriture, 2018

Dans le monde anglophone, sa notoriété est aujourd’hui équivalente à celle de Shakespeare. Quantité de livres et d’articles scrutent les moindres détails d’une existence que sa famille considérait pour- tant comme dépourvue d’événements. En romancière, mais au moyen d’une enquête quasi policière, Catherine Rihoit débusque et retisse les moindres détails d’une existence pleine de zones d’ombre.
Dès ses écrits de jeunesse, Jane Austen (1775-1817) prend le contrepied de l’émotion larmoyante où baigne la production de son époque. Elle sera dès lors à l’image de ses héroïnes : indépendante, préférant, aux conventions de la bonne société, les plaisirs individuels ; aux élans déraisonnés, les jugements pesés.
Une valeur guide toute sa vie, littéraire comme amoureuse : la vérité du cœur. Celle que l’on interdisait aux femmes de son temps. La fausseté était alors, pour une femme, la composante essentielle de la réussite sociale. « Nous n’existons que par le sentiment », écrit-elle dans Persuasion. C’est peut-être là que réside sa réussite : en avance sur son temps, elle coïncide avec les aspirations féminines actuelles.
Rebelle, l’auteur d’Orgueil et Préjugés ? Telle est la question posée dans cette biographie où l’œuvre et la vie de « Jane A » se répondent sans cesse.

C’est lundi, que lisez-vous ? #35

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

cover149098-mediumLes Quatre Filles du docteur Moreau
Janine Boissard
Fayard, 2018

Elles sont quatre sœurs, entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d’être mannequin  ; Bernadette l’indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs  ; Pauline qui rêve d’écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère «écouteuse» et vivent à La Marette, une maison entourée d’un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s’y brouille et s’y réconcilie, mais avent tout on s’y sent bien.
Avec Les quatre filles du docteur Moreau, Janine Boissard fait revivre L’esprit de famille, saga culte des années soixante-dix, en lui donnant les couleurs d’aujourd’hui. Poussez la porte de La Marette, entrez dans cette famille. C’est la vôtre.

Et aussi…

Barnabyfleurpeau_250À Fleur de peau
James Barnaby
Marge noire, 2018

Brillante étudiante à l’Université du Wisconsin à Madison, Jane souffre de « fugues temporelles » depuis ses 11 ans, année où elle a été enlevée, dans des circonstances mystérieuses qui n’ont jamais été élucidées. En vacances dans le chalet familial au bord du lac Mendota, la jeune fille est seule avec son beau-père Richard, sa mère ayant dû se rendre en urgence à Chicago pour son travail. En pleine nuit, elle se réveille les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds. Elle n’est plus dans sa chambre mais dans celle de ses parents. Richard gît à ses côtés, égorgé… Arrêtée, Jane est déférée devant la Cour criminelle. Elle le sait, elle a tout de la coupable idéale. Pour le procureur du comté et la police de Madison, l’affaire est claire : Jane a commis ce crime odieux dans une crise de folie. Ce n’est pourtant pas l’avis de Joseph Sleuth, l’agent local du FBI, qui penche plutôt pour un assassinat politique maquillé en crime de famille. Écologiste militant, Richard, en campagne électorale pour le poste de sénateur, avait en effet de nombreux ennemis à la Bourse des valeurs agricoles de Chicago, lobby puissant et influent, où le père de Jane est courtier… Libérée sous caution et placée en observation dans un hôpital psychiatrique sur décision du juge, Jane est prise en charge par un spécialiste de l’hypnose. Au fil des séances qui la replongent dans son passé, elle retrouve la mémoire. L’étau se resserre…

Que suis-je en train de lire ?

Higginsmaintenantdis_250

Maintenant que tu le dis
Kristian Higgins
Harper Collins, 2018

Elle qui croyait être accueillie à bras ouverts…
Quand Nora Stuart, jeune gastroentérologue, se fait renverser par une camionnette d’extermination des nuisibles, elle y voit comme un signe. Ajoutez à cela une séance aux urgences durant laquelle son petit ami flirte ouvertement avec une autre, et c’est la goutte d’eau.
Ressentant un besoin urgent de soutien, Nora saute le pas et décide de revenir à Scupper Island, son île natale qu’elle avait soigneusement évitée depuis 15 ans. Si elle espérait que les habitants de l’île lui auraient pardonné tout ce qu’ils lui reprochaient au lycée, c’est raté.
L’accueil de sa mère et de sa nièce est tout aussi froid. Mais c’était sans compter sur l’optimisme et la détermination sans faille de Nora, prête à tout pour ressouder sa famille et passer un bon été sur cette île qui n’oublie jamais rien.

Que vais-je lire ensuite ?

BrassetjulietteNY_250Juliette à New York
Rose-Line Brasset
Kennes, 2018

Juliette à New York. En compagnie de sa mère journaliste, Juliette, 13 ans, voyage aussitôt qu’un congé scolaire se présente. Pour cette première aventure, elle s’envole vers la Grosse Pomme quelques jours avant Pâques. La voilà partie pour une semaine dans la cité de ses rêves ! Dès son arrivée, elle est séduite par les 1001 attraits de la ville qui ne dort jamais. Entre deux repas au restaurant, une visite au musée et quelques séances de magasinage intensif, Juliette ne tarde pas à se faire de nouveaux amis avec qui elle vivra évidemment des aventures à couper le souffle !

Retour à la Marette

Je fais partie de cette génération qui, adolescente, a découvert l’Esprit de famille et les sœurs Moreau en piochant dans la bibliothèque maternelle. Je me souviens avoir été intriguée par le titre d’un des volumes qui associait sur la tranche « la poison » à une certaine « Cécile ». Un qualificatif alors tombé en désuétude, dont je ne comprenais pas vraiment le sens. La quatrième de couverture m’a renseignée et m’a surtout donné l’envie de découvrir l’histoire de cette famille unie, racontée au travers du regard de la douce et timide Pauline puis de l’espiègle Cécile. Une fois remis dans l’ordre, j’ai littéralement dévoré les six volumes à la suite, avant de me précipiter sur la série en DVD (ah ce générique !). Un coup de cœur jamais démenti au fil de mes relectures. A chacune d’elles, je me rapprochais en âge d’une autre des sœurs… avant de les dépasser toutes (amplement) ! 

 

Lorsque j’ai découvert le projet de réécriture de Janine Boissard sur Netgalley, je n’ai pas hésité un instant et j’ai croisé les doigts pour que les éditions Fayard m’accordent ce plaisir. Lecture validée le lendemain, livre terminé dans la foulée. C’est le seul reproche que je ferai d’ailleurs à ce roman :  il est bien trop court !
cover149098-mediumAvec les Quatre Filles du Docteur Moreau, Janine Boissard transpose (une partie de) son Esprit de famille dans notre époque. Si les préoccupations de Bernadette, Claire, Pauline et Cécile se veulent celles de jeunes femmes et adolescente actuelles (anorexie, portable, écologie et autre chanson de Louane le prouvent), l’auteur rate le coche de peu. Les quelques références qui émaillent le texte ne suffisent pas à ancrer le récit dans notre quotidien : les comportements, réactions, façons de s’exprimer des filles ou la rigidité compassée du Docteur paraissent surannés.
Peu importe. On ne boude pas son plaisir d’ouvrir une nouvelle fois les portes de la Marette, de partager les premières amours, les déceptions et les joies de ces quatre filles fraîches et spontanées, de se blottir dans ce cocon aimant et chaleureux. Et l’on en conclut, non sans nostalgie, que Janine Boissard – celle des années 80 ou 2018 – a tout compris : le bonheur est dans le vie de famille.

Janine Boissard, Les Quatre Filles du docteur Moreau, Fayard, 2018, ♥♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #34

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

cover149098-mediumLes Quatre Filles du docteur Moreau
Janine Boissard
Fayard, 2018

Elles sont quatre sœurs, entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d’être mannequin  ; Bernadette l’indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs ; Pauline qui rêve d’écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère «écouteuse» et vivent à La Marette, une maison entourée d’un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s’y brouille et s’y réconcilie, mais avant tout on s’y sent bien.
Avec Les quatre filles du docteur Moreau, Janine Boissard fait revivre L’esprit de famille, saga culte des années soixante-dix, en lui donnant les couleurs d’aujourd’hui. Poussez la porte de La Marette, entrez dans cette famille. C’est la vôtre.

Que suis-je en train de lire ?

Barnabyfleurpeau_250

À Fleur de peau
James Barnaby
Marge noire, 2018

Brillante étudiante à l’Université du Wisconsin à Madison, Jane souffre de « fugues temporelles » depuis ses 11 ans, année où elle a été enlevée, dans des circonstances mystérieuses qui n’ont jamais été élucidées. En vacances dans le chalet familial au bord du lac Mendota, la jeune fille est seule avec son beau-père Richard, sa mère ayant dû se rendre en urgence à Chicago pour son travail. En pleine nuit, elle se réveille les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds. Elle n’est plus dans sa chambre mais dans celle de ses parents. Richard gît à ses côtés, égorgé… Arrêtée, Jane est déférée devant la Cour criminelle. Elle le sait, elle a tout de la coupable idéale. Pour le procureur du comté et la police de Madison, l’affaire est claire : Jane a commis ce crime odieux dans une crise de folie. Ce n’est pourtant pas l’avis de Joseph Sleuth, l’agent local du FBI, qui penche plutôt pour un assassinat politique maquillé en crime de famille. Écologiste militant, Richard, en campagne électorale pour le poste de sénateur, avait en effet de nombreux ennemis à la Bourse des valeurs agricoles de Chicago, lobby puissant et influent, où le père de Jane est courtier… Libérée sous caution et placée en observation dans un hôpital psychiatrique sur décision du juge, Jane est prise en charge par un spécialiste de l’hypnose. Au fil des séances qui la replongent dans son passé, elle retrouve la mémoire. L’étau se resserre…

Que vais-je lire ensuite ?

Rihoitausten_250Jane Austen. Un cœur rebelle
Catherine Rihoit
Ecriture, 2018

Dans le monde anglophone, sa notoriété est aujourd’hui équivalente à celle de Shakespeare. Quantité de livres et d’articles scrutent les moindres détails d’une existence que sa famille considérait pour- tant comme dépourvue d’événements. En romancière, mais au moyen d’une enquête quasi policière, Catherine Rihoit débusque et retisse les moindres détails d’une existence pleine de zones d’ombre.
Dès ses écrits de jeunesse, Jane Austen (1775-1817) prend le contrepied de l’émotion larmoyante où baigne la production de son époque. Elle sera dès lors à l’image de ses héroïnes : indépendante, préférant, aux conventions de la bonne société, les plaisirs individuels ; aux élans déraisonnés, les jugements pesés.
Une valeur guide toute sa vie, littéraire comme amoureuse : la vérité du cœur. Celle que l’on interdisait aux femmes de son temps. La fausseté était alors, pour une femme, la composante essentielle de la réussite sociale. « Nous n’existons que par le sentiment », écrit-elle dans Persuasion. C’est peut-être là que réside sa réussite : en avance sur son temps, elle coïncide avec les aspirations féminines actuelles.
Rebelle, l’auteur d’Orgueil et Préjugés ? Telle est la question posée dans cette biographie où l’œuvre et la vie de « Jane A » se répondent sans cesse.

Et aussi…

Shirahamaatelier1_250L’Atelier des Sorciers, tome 1
Kamome Shirahama
Pika Edition, 2018

Coco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a achetés à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique ! Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence !

Sœurs de sang

En fait l’ensemble de la nature est la Déesse Mère elle-même
et c’est elle qui crée et qui soigne toute forme de vie. 

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ? Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur. Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins (quatrième de couverture)

Kitsonmanuel_250

De ce remarquable roman, je retiendrai surtout la grande délicatesse dont il témoigne. J’ai été particulièrement touchée par la relation d’amour qui relie les deux sœurs, l’instinct de protection de Sal vis-à-vis de Peppa, son sens aigu du sacrifice. Le propos est sérieux et soulève de graves questions (abus sexuel, alcoolisme, abandon, maternité…) sans jamais tomber dans le misérabilisme ou l’apitoiement. On s’étonne avec admiration de la maturité de l’aînée – d’une impressionnante débrouillardise et d’une touchante abnégation – on s’amuse des facéties de la cadette, on s’émeut de l’histoire de la tendre « sorcière » qui prend les deux filles sous son aile fatiguée. Le tout se déroulant dans une nature sauvage mais salvatrice, décrite avec une plume ciselée et réaliste, qui immerge totalement le lecteur dans l’atmosphère singulière des Highlands. J’ai également été séduite par l’écriture de Mick Kitson qui a fait le choix périlleux de donner la parole à une toute jeune fille. Le ton, à fois innocent et déterminé, et le registre sont parfaitement maîtrisés, tout en restant littéraires.
On l’aura compris, j’ai tenu entre mes mains mon coup de cœur de la rentrée ! Merci aux éditions Métailié pour ce cadeau !

Mick Kitson, Manuel de survie à l’usage des jeunes filles, Métailié, 2018, ♥♥♥♥♥

Profil PoudlardChallenge HP – Quatrième année – Champifleur (botanique)
un livre avec une forêt sur la couverture

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #11

Il y a ces livres passionnants qui nous font nous évader du quotidien et qu’on a du mal à reposer. Mais il y a aussi ces bouquins plus difficiles à appréhender… Après de nombreuses années d’études de lettres, je me suis juré de ne plus jamais m’imposer une lecture ! Bref, quand l’engouement n’est pas là, je mets éventuellement de côté ou je laisse carrément tomber… Il arrive aussi que j’apprécie une lecture, mais ne trouve pas pour autant les mots pour le dire… Dans tous les cas, c’est décidé, je vous en parle quand même (un peu) ! Et je remercie tout particulièrement Netgalley et Audiolib, qui me permettent de nombreuses découvertes…

Powerhelp_250Marianne Power a testé pour vous douze bibles du développement personnel. A raison d’un livre par mois, elle s’est concrètement demandé comment ces ouvrages pouvaient changer sa vie. Une expérience pour le meilleur et pour le pire !
En prenant le contrepied des plus célèbres livres de développement personnel, l’auteur relève le défi d’en faire une analyse objective. Même si le personnage de Marianne reste, à l’issue de son expérience, profondément sceptique, elle n’en a pas moins évolué grâce à ses lectures. N’étant pas une grande adepte du développement personnel et de ses préceptes, j’en ai apprécié le constat critique, non dénué d’humour et de cynisme. J’en retiens néanmoins qu’il faut savourer le temps présent et profiter des petits bonheurs de la vie. Ce roman enlevé en fut un !

Marianne Power, Help me. Comment le développement personnel n’a pas changé ma vie, Stock, 2018, ♥♥♥

Couverture Le chef de rang désenchantéA la demande de James Barbier, j’ai récemment parcouru son roman Le Chef de rang désenchanté. Si la thématique (monde du travail, injustice, épuisement professionnel…) et le milieu (de la restauration) évoqués sont plutôt bien traités, l’ouvrage n’a toutefois pas su me séduire. La faute, je pense, au personnage de Jason, tellement amer, misogyne (quelle vision des femmes, quel registre de langue pour les évoquer !), misanthrope et vindicatif qu’on en vient (est-ce le but de l’auteur ?) à le trouver insupportable et à se demander s’il n’est pas responsable de sa situation. Bref, aucune compassion de ma part et une baisse d’intérêt au fil des pages. Quant à l’écriture, si je reconnais à l’auteur un certain style dans ses descriptions méticuleuses, je crois que texte et vocabulaire mériteraient parfois d’être moins redondants.

James Barbier, Le Chef de rang désenchanté, Vérone, 2018, ♥♥

WinterfeldaffaireCaïus_250« Caïus est un âne. » La phrase inscrite par Rufus sur sa tablette remporte un grand succès en classe. Mais Caïus rougit de colère. Comment Rufus ose-t-il l’insulter, lui, le fils d’un richissime sénateur ? Pourtant, le lendemain, plus personne n’a envie de rire. La même phrase est tracée en lettres rouges sur la façade du temple de Minerve. Or, dans la Rome impériale, un tel sacrilège est terrible…Les amis de Rufus sont prêts à tout pour innocenter leur camarade : ils se lancent dans une enquête trépidante au cœur de la Rome antique ! (résumé de l’éditeur)
Un excellent classique de la littérature jeunesse, une enquête rondement menée et un contexte historique qui rend le roman encore plus attrayant. J’ai eu le plaisir de le redécouvrir en version audio et je suis complètement séduite par l’interprétation vivante de Nicolas Lumbreras. Je recommande.

Henry Winterfeld, L’Affaire Caïus, Audiolib, 2018, ♥♥♥♥

C’est lundi, que lisez-vous ? #33

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Kitsonmanuel_250Manuel de survie à l’usage des jeunes filles
Mick Kitson
Métailié, 2018

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?
Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.
Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Et aussi…

Couverture Le chef de rang désenchanté

Le Chef de rang désenchanté
James Barbier
Vérone, 2018

Employé consciencieux, Jason Martel aspire depuis longtemps à évoluer professionnellement au sein de son entreprise. Mais malgré ses efforts constants, aucune opportunité à l’horizon. Tout est gelé, pour tout le monde. Jusqu’au jour où son chef de service finit par lui annoncer que des évolutions auront lieu… et qu’il n’en bénéficiera pas. Jason le prend mal. Très mal.
C’est le début d’une longue descente aux enfers, faite de confrontations permanentes avec sa hiérarchie, d’affrontements incessants où la tension atteint son paroxysme. Désenchantement, désillusion, humiliation, déception… Jason va tout connaître. Et se faire miner par sa haine envers ses responsables. En sortira-t-il indemne ?

Que suis-je en train de lire ?

Couv 1(1)

L’Essence des Ténèbres
Tom Clearlake
Moonlight, 2018

La petite ville de St. Marys est frappée par des disparitions d’enfants inexpliquées. Cinq au total, en l’espace de quatre mois. Bien qu’aucun indice formel n’ait été relevé par les forces de police, tout porte à croire qu’il s’agit d’enlèvements. Le FBI est chargé du dossier.
L’agent spécial Eliott Cooper est envoyé sur place pour enquêter.
Peu à peu, il va être confronté à des faits qui ne relèveront plus de ses compétences d’agent, mais de sa capacité à lutter contre un mal obscur qui semble s’être emparé des forêts alentour de la ville… et ça n’est que le début de son enquête.

Que vais-je lire ensuite ?

cover149098-mediumLes Quatre Filles du docteur Moreau
Janine Boissard
Fayard, 2018

Elles sont quatre sœurs, entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d’être mannequin  ; Bernadette l’indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs  ; Pauline qui rêve d’écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère «écouteuse» et vivent à La Marette, une maison entourée d’un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s’y brouille et s’y réconcilie, mais avent tout on s’y sent bien.
Avec Les quatre filles du docteur Moreau, Janine Boissard fait revivre L’esprit de famille, saga culte des années soixante-dix, en lui donnant les couleurs d’aujourd’hui. Poussez la porte de La Marette, entrez dans cette famille. C’est la vôtre.