Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #10

Pour l’amoureuse de l’automne, de l’hiver et du froid que je suis, cet été caniculaire aura été difficile. S’il ne m’a pas empêchée de lire (entourée de pas moins de deux ventilateurs), il m’a tenue éloignée beaucoup trop longtemps de vos blogs et de mon ordinateur. Ce billet synthétique va me permettre de reprendre le fil, tout en donnant un petit panorama des lectures effectuées et des partenariats qui ont comblé mes vacances. Je remercie les éditions Les Escales, J’ai lu et Métailié pour leurs fidèles envois.

Chantreauenfantsmère_250Que dire de ce roman de la rentrée littéraire si ce n’est que je suis passée à côté, mais que son propos et son style pourront séduire des lecteurs plus concernés que moi. C’est une tranche de vie que Jérôme Chantreau nous donne à découvrir : en pleine ascension mitterandienne – pour lequel elle a osé voter contre l’avis de ses proches – Françoise est abandonnée par son mari. Un divorce qui lui permet de se reconstruire et de donner un sens à sa vie, en (ab)usant de sa liberté retrouvée et en pratiquant un altruisme sans limite. Des choix, parfois égoïstes, qui ne seront pas sans conséquence sur son fils Laurent, jeune homme sensible et influençable, qui noie son désespoir dans les paradis artificiels. Si j’ai apprécié l’ambiance parisienne, la fresque des années 80, le contexte musical, je suis restée observatrice de cette famille dont les états d’âme m’ont peu touchée.

Jérôme Chantreau, Les Enfants de ma mère, Les Escales, 2018, ♥♥♥

Sigurdardottirfilet_250Même si ce roman peut se lire indépendamment, il n’en est pas moins le deuxième opus de la trilogie Reykjavík noir de la talentueuse romancière islandaise Lilja Sigurdardottír et je vous encourage vivement à parcourir la série dans l’ordre. On retrouve en effet dans Le Filet les personnages emblématiques de Piégée. Sonja, passeuse d’exception et plus que jamais contrainte de transporter de la drogue pour obtenir la garde de Tómas, son petit garçon. La banquière Agla, qui n’est pas à une malversation près, mais reste d’une grande fidélité et d’une remarquable abnégation pour sa compagne Sonja. Bragi, douanier complice de la jeune mère, prêt à tous les sacrifices pour assurer une fin décente à son épouse atteinte d’Alzheimer. Un thriller touchant, addictif, rythmé et prometteur. Un brin compliqué parfois quand il s’agit de suivre les tractations d’Agla et de ses comparses, mais rien qui ne gâche le plaisir de la lecture. Vite, la suite !

Lilja Sigurdardottír, Le Filet, Métailié, 2018, ♥♥♥♥

Jomardchatbouboule_250« Avec son léger surpoids pondéral chronique (mais assumé), le chat Bouboule vit une vie de pacha en République-bananière-et-autoproclamée-de-Grumeauland ». Une entrée en matière qui traduit à merveille l’humour désopilant, un brin cynique mais très réaliste, de Nathalie Jomard quand il s’agit d’évoquer les petites manies du quotidien de son (gros) félin. Le graphisme est fin et travaillé, amusant tout comme le propos, et tout possesseur de chat (ventripotent) devrait reconnaître en Bouboule les travers de son propre animal. Bref, j’en redemande, même si Mélusine n’apprécie pas vraiment la comparaison…

Nathalie Jomard, Chat-Bouboule, J’ai lu, 2018, ♥♥♥♥

Jomardchatbouboule_extrait