Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #5

Deux grippes. L’hiver aura au raison de ma santé et réellement contrarié mon rythme de lecture et de blog. Un petit billet un peu plus synthétique, mais qui n’en veut pas moins rendre hommage à deux bons romans. Merci sincèrement aux éditions Presses de la Cité et Métailié  pour ces découvertes.

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Rien de plus grand ou le procès de Maja Norberg, rescapée d’une fusillade dans son lycée, retrouvée un fusil à la main. Au fil des aller-retours entre audiences et souvenirs de la jeune fille, le lecteur, d’abord dubitatif, se prend paradoxalement d’affection pour le personnage central, moins coupable que les adultes nantis qui l’entourent. On en vient à espérer son innocence et on dévore jusqu’à l’issue. Efficace, fluide, surprenant, touchant.

Malin Persson Giolito, Rien de plus grand, Presses de la Cité, 2018, ♥♥♥♥♥

Magnussonurgences_250Pour Anita, il y a d’un côté la vie, difficile mais trépidante, des Urgences, et de l’autre, un vide sentimental à combler, maintenant qu’époux et fils lui préfèrent Heidi et sa confortable vie bourgeoise. Un roman qui alterne rythme effréné et pauses introspectives pour mieux nous faire ressentir le combat intérieur d’une femme qui doute. Un message universel qui mérite qu’on s’y arrête, même s’il est parfois difficile de se reconnaître dans ce personnage un brin égocentrique (mais probablement d’autant plus réaliste).

Kristof Magnusson, Urgences et sentiments, Métailié, 2018,♥♥♥♥