P’tit Napo, album à clés

501 PTITNAPO[BD].inddMais qu’est-ce qu’il a, le P’tit Napo, à galoper de ville en ville, de pays en pays ? Et si tout ça c’était qu’une histoire de clés ?… Tout petit déjà, sa mère lui offre un hochet avec cette forme si caractéristique. Rien d’étonnant à ce que devenu grand, enfin un peu plus grand, il s’empare des clés d’un palais qui venait de se libérer… Le temps passant, cette passion pour les clés devient telle qu’il se met à en vouloir toujours plus ! Celles du plus grand coffre du pays, celles de quelques prisons aussi, ou les clés des portes d’autres villes… sans parler de celle du cœur de sa belle Joséphine. Aucune serrure ne peut lui résister à notre P’tit Napo, c’est un vrai passe-partout ambulant ! (résumé éditeur)

Elschnerptitnapo_visuel

Un livre jeunesse comme je les aime ! Un grand volume, des dessins travaillés, attrayants pleins d’humour et un récit pédagogique aussi bien construit que documenté. Avec ce petit plus qui fait toute la richesse de cette collection : aborder la grande Histoire, au travers de la biographie d’un de ses (grand(e)s) Hommes (ou Femmes !). Le tout de manière adaptée (plusieurs niveaux de lecture), quel que soit le lecteur (enfant à partir de 6 ans ou adulte), avec une profusions de clins d’œil et autres références, écrites ou dessinées, subtiles mais abordables (et la fin de l’ouvrage, explicative, est là pour nous éclairer si besoin). Je recommande !

Géraldine Elschner, Ronan Badel, P’tit Napo, p’titGlénat, 2014, ♥♥♥♥♥

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #7

Ayant souffert de problèmes de dos, j’ai déserté bien malgré moi la blogosphère littéraire et pris un peu de retard dans mes chroniques. Retour en douceur aujourd’hui avec un billet récapitulatif de mes dernières lectures. Deux « j’aime » et un coup de cœur : je ne peux être que ravie. Je remercie sincèrement les éditions Nil, Presses de la Cité ainsi que Netgalley pour ces découvertes aussi plaisantes que variées.

Roussonétéretrouvé_250Victimes d’un corbeau, Lazare et Gérald, amis d’enfance se retrouvent 23 ans après qu’un accident a prématurément mis fin à leur amitié. Un jour funeste qu’ils n’ont pas pu rayer de leur mémoire et qui a conditionné leur vie amoureuse. Alors que Lazare s’interdit d’aimer sa sémillante voisine Séraphine, Gérald se remet quant à lui de son divorce. Une seule issue pour les deux amis : partir à la recherche d’Elisa, victime de l’accident qui les a séparés et dont ils étaient tous deux épris. Se cache-t-elle derrière les lettres accusatrices ?
L’été retrouvé c’est donc une touche de mystère, une amitié renaissante, des amours contrariés ; le tout sur fond de magnifiques descriptions des paysages du Gard. Tellement pittoresque, si bien retranscrit, qu’on rêverait d’adopter région et art de vivre ! A défaut de faire ses valises, on y prend virtuellement son temps avec délice, au fil des pages qu’on parcourt avec une gourmande lenteur, spectateur de la vraie bienveillance des personnages, des remords sincères des repentis, des sentiments authentiques qui ne demandent qu’à s’épanouir. Si beau…

Dany Rousson, L’Eté retrouvé, Presses de la Cité [Terres de France], 2018, ♥♥♥♥♥

Un-manoir-en-CornouaillesCornouailles, 1968. Le Manoir des Lapins noirs est la résidence secondaire de la famille Alton qui y passe des étés simples et heureux, malgré la décrépitude des lieux. Jusqu’au drame qui arrache leur mère aux quatre jeunes enfants.
Années 2000,  Lorna rêve de célébrer son mariage dans ce même manoir qu’elle pense avoir connu dans son enfance. Un souhait qui devient obsession après la visite du site. Lorna est envoûtée au point de s’y installer pour un séjour impromptu. Quel secret se cache derrière les murs en ruine de Pencraw ? Et qui est Caroline, la vieille propriétaire des lieux, qui a tant tenu à la voir honorer cette invitation…
C’est sans surprise que les deux histoires se rejoignent, réunissant des femmes injustement séparées par les épreuves. On s’y attend, mais on se prend au jeu. Eve Chase est en effet non seulement une conteuse de talent, mais aussi la créatrice d’un lieu, à la fois attrayant et rebutant, où elle emporte son lecteur complètement conquis. Bref, une histoire prenante et touchante, des personnages bien campés et une atmosphère captivante.

Eve Chase, Un Manoir en Cornouailles, Nil, 2018,♥♥♥♥

9782258143449ORI

Alice et Jake s’aiment. Pour se le prouver, le couple ne se contente pas d’un mariage, mais accepte d’adhérer au « Pacte » que leur propose l’un des invités, en guise de cadeau. Les jeunes époux pénètrent alors un club fermé (pour ne pas dire sectaire) qui garantit à ses membres, triés sur le volet, la pérennité de leur mariage. La condition à ce bonheur illimité ? Un livret de règles de vie – d’apparence anodines – auxquelles le couple doit absolument se conformer… Quand Alice déroge à l’un des principes, la sanction tombe. Et ce qui devait être un gage de félicité vire au cauchemar.
Excellent à tous points de vue, ce roman engagé et astucieux traite, avec une bonne dose de cynisme, des faux semblants du mariage et des pseudo-recettes pour une vie de couple idyllique. En bref, c’est mordant, captivant, plein de rebondissements. On ne s’ennuie pas un instant : curieux de comprendre le Pacte, d’en saisir les subtilités, puis les impostures et surtout de savoir comment ce couple, attachant et combatif, va s’en sortir ! Drôle, sarcastique, enlevé, rocambolesque, j’en redemande !

Michelle Richmond, Piège conjugal, Presses de la Cité, 2018, ♥♥♥♥♥

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #6

Plusieurs jours fériés et quelques jours de vacances m’ont donné le loisir de lire (au lit), de lire (dans mon salon), de lire (dans mon jardin, le bonheur), de lire tout le temps et partout ! Du coup, le niveau de ma PAL des mois d’avril et mai s’est bien amenuisé et je vous propose un petit billet récapitulatif de toutes ces lectures. De bons crus, aucune déception ! Merci sincèrement aux éditions Calmann-LevyPlon, Folio, Castelmore, Mazarine et à Netgalley pour ces belles découvertes.

Chevalierverger_250Tracy Chevalier a sa recette et elle fonctionne à merveille : spécialisée dans les romans historiques, elle décline un thème spécifique, y inscrit son récit et immerge son lecteur dans une ambiance particulière. Après nous avoir emmenés dans l’atelier de Vermeer, initiés à la poésie de Blake ou à la broderie dans la communauté des Quakers, c’est à l’orée du verger, dans les terres marécageuses de l’Ohio puis en Californie que nous convie l’auteur. Il y est question de culture de la pomme et de fabrication de cidre, de l’exportation des redwoods et des séquoias, d’alcoolisme, de relations humaines destructrices, mais aussi d’espoir, de résilience et de renaissance. Un roman qui dit l’amour de la nature et raconte la dure vie des pionniers au 19e siècle. Instructif et touchant.

Tracy Chevalier, A l’orée du verger, Folio, 2018, ♥♥♥♥

Lambertarbre_250Encore une histoire d’arbre ! Un platane centenaire au centre d’un village de Provence est menacé d’abattage et les habitants s’unissent pour le sauver. Sept défenseurs et autant de personnalités, d’histoires intimes liées à cet arbre, de détermination, d’idées et de projets pour lutter contre une décision absurde, pour ne pas dire un abus de pouvoir. Et le plaisir aussi de parcourir les pensées pleines d’humour et de bon sens du platane, protagoniste à part entière et spectateur ému de cet élan de solidarité. C’est frais, tendre, pétri de bienveillance. Un message de fraternité, d’amitié et de générosité auquel on ne peut que souscrire !

Karine Lambert, Un arbre, un jour…, Calmann Lévy, 2018,♥♥♥♥

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Depuis ma lecture de L’Allée du roi, je ne boude aucune occasion de m’immiscer dans la vie du Roi-Soleil et c’est avec une vive curiosité que j’ai suivi l’enquête de La Reynie, policier de Louis XIV, sur la fameuse « affaire des poisons ». Un scandale incriminant notamment la marquise de Montespan, alors omnipotente favorite du roi. Un roman documenté et basé sur des faits réels, une atmosphère suspicieuse dans un décor pittoresque, une intrigue ficelée, bien menée dont j’ai apprécié la lecture à la fois instructive et divertissante. Seul (tout) petit bémol, déjà très informée de la toile de fond, j’ai regretté quelques longueurs et insistances sur le contexte historique, qui prend parfois le dessus sur l’intrigue policière.

Olivier Seigneur, La Marquise des Poisons, Plon, 2018, ♥♥♥♥

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Je ne suis pas une habituée de la littérature destinée aux adolescents et j’ai choisi cet ouvrage sur Netgalley sans savoir que Castelmore était une maison d’édition « jeunesse ». Je ne regrette absolument pas ce choix aléatoire qui m’a permis de lire un thriller psychologique de très bon niveau, machiavélique et pervers à souhait, jouant des thèmes de la popularité, des amitiés factices et autres manipulations propres aux relations adolescentes. Seul le contexte scolaire m’a rappelé qu’il s’agissait d’un roman pour jeunes adultes : je ne me suis ennuyée à aucun moment et je serais prête à découvrir d’autres textes de Kara Thomas.

Kara Thomas, Little Monsters, Castelmore, 2018, ♥♥♥♥

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Même ambiance lycéenne pour le très bon thriller de Mindy Mejia, même si je l’ai trouvé encore plus captivant. Une seule question tout au long de ce roman : qui a tué Hattie, jeune fille spirituelle et passionnée, en quête d’indépendance ? Deux suspects : un petit ami de façade éconduit et un professeur d’anglais avec lequel elle entretenait une relation secrète. Des ingrédients relativement basiques et communs, mais le contexte, la narration, très travaillée et les renversements subtils tiennent le lecteur en haleine et le mènent par le bout du nez jusqu’à l’issue. Prenant, avec de belles références à la littérature anglaise et au théâtre shakespearien. J’ai vraiment apprécié !

Mindy Mejia, Qui je suis, Mazarine, 2018, ♥♥♥♥

Comme un roman

« Vivre dans un roman n’est-il pas complètement épuisant ?
Évoluer dans un roman ne génère-t-il pas une attente lancinante, inutile ?
Que va-t-il se passer ? Souffler d’une page à l’autre, que va-t-il m’arriver ? ».

« Être une héroïne de roman ne m’empêche pas de prendre le métro, au contraire. Portée par ma vocation, je m’y engouffre avec exaltation. Différents mondes superposés les uns aux autres ne nous apprennent-ils pas à vivre dans plusieurs dimensions ? » Établie avec succès dans sa nouvelle activité de traiteur à domicile, Alice Quester cherche toujours des réponses à ses multiples questions : en quoi consiste notre existence ? Comment lui donner l’intensité désirée ? Son projet : 1. Lire et relire Anna Karénine. 2. Se pencher sur le cas Tolstoï. 3. Suivre de près sa sœur aînée, son frère altermondialiste, son voisin de palier… et aussi cet homme aperçu au volant d’une voiture ou sur les pages people d’un magazine : Neil Larue. 4. Voir si tous ces destins mêlés au sien peuvent former quelque chose de cohérent : un vrai roman de la vie, ou une vraie vie de roman… (quatrième de couverture)

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Ce roman est une véritable curiosité.
Jouant sur la déstructuration et les frontières entre réalité et fiction, il est aussi surprenant que captivant. On s’y plonge sans savoir exactement à quoi s’attendre, on le referme un peu perplexe, sans avoir la certitude d’en avoir saisi le sens et la portée.

Récit hybride, mêlant à l’histoire qu’il raconte une étude documentée du roman Anna Karénine, cet ouvrage vaut surtout pour la réflexion subtile qu’il propose sur l’écriture, le genre romanesque et la création littéraire… et pour l’invitation à (re) découvrir le roman de Tolstoï !

 

Elisabeth Jacquet, Anna Karénine, c’est moi, Philippe Rey, 2010, ♥♥♥

Sublimes greffiers

« Le chat… Quel animal mystérieux que celui-là ! ».

Vous êtes-vous déjà demandé quelles pensées secrètes fleurissent derrière leurs yeux envoûtants ? Quelles idées farfelues leur passent par la tête ? Ou bien s’ils vivent des aventures extraordinaires lorsque vous avez le dos tourné ? (extrait de la quatrième de couverture)

Dans cet album raffiné, quinze poèmes rimés et illustrés et autant de portraits de chats, du gouttière au plus « racé », du plus sage au plus rusé, du plus séducteur au plus vindicatif, du contemplatif au mélomane. Et la preuve pour vous, amateurs de la race féline, que les matous ont un vrai caractère et une sacrée psychologie : ils songent, ils observent, ils méditent, ils fomentent. Ils ont des rêves, des aspirations, des grandes et petites manies, des pensées plus ou moins profondes et parfois bien du mal à vous cerner !Perezlacombefacétiechats_bonus

A l’évidence, les auteurs de cet album connaissent merveilleusement bien la race féline (et même ses secrets !) et lui rendent un hommage aussi tendre que malicieux. Le tout sans complaisance et avec une touche d’humour, bien dosée. Il ne s’agirait pas de froisser la susceptibilité de messieurs-dames les Greffier(e)s !

Si j’ai apprécié les histoires facétieuses et les trouvailles de Sébastien Perez, je reste plus mitigée quant au choix du poème, trop simplement rimé, parfois un peu superficiel… Sans oublier toutefois que l’album est avant tout destiné aux plus petits et que la simplicité du texte est ainsi légitimée.

Perezlacombefacétiechats_250Quant aux illustrations de Benjamin Lacombe, je les ai abordées avec une curiosité confiante, étant une amatrice convaincue de sa touche et de son talent, mais néanmoins curieuse de découvrir son approche graphique des chats. Et je ne suis pas déçue : les félins (et autres !) sont superbement croqués, les illustrations fines (les pleines pages tout comme les médaillons qui inaugurent chaque poème), subtiles, amusantes, documentées. On n’hésitera pas d’ailleurs à pousser la lecture jusqu’au bout, pour découvrir un index encyclopédique, illustré et commenté, avec présentation des races évoquées, de leurs habitudes et de leurs particularités.

 

Sébastien Perez, Benjamin Lacombe, Facéties de chats, Margot, 2015, ♥♥♥♥

Lucide folie

« C’est alors que se produisit quelque chose d’incroyable. L’enfant releva la tête brusquement et, le regard tourné vers la fenêtre de Mme Préau, il émit un son.
Le son le plus terrifiant qu’il ait été donné d’entendre ».

Elsa, directrice d’école à la retraite, regagne ses pénates après avoir passé plusieurs années dans une maison de retraite. Parmi les changements notables intervenus en son absence, il y a ce pavillon dont elle a désormais une vue imprenable sur le jardin et les trois enfants qui s’y amusent. La vieille dame, curieuse et désœuvrée, se prend au jeu de Loubièreenfantcailloux_250les observer et a tôt fait de relever une anomalie. Selon elle, l’aîné des enfants, solitaire et malingre, est sensiblement mis et l’écart et visiblement maltraité. Sortir l’enfant aux cailloux de son enfer familial devient l’obsession d’Elsa, qui contacte services sociaux et police, mène son enquête et décide finalement d’agir seule. Personne en effet ne croit la vieille dame à la santé mentale chancelante et au passé trouble : ni les instances, ni la famille, ni le lecteur. Elsa pourrait-elle avoir raison contre tous ? Ou n’est-elle réellement qu’une grand-mère mélancolique et perturbée ?

Un très beau thriller psychologique qui se construit en douceur et avec finesse au fil d’un portrait résolument touchant. J’aime particulièrement ces romans qui ne jouent pas seulement du spectaculaire et du rebondissement, mais traitent de sujets forts (la maltraitance, la solitude, la folie) sans verser dans le pathos.

Sophie Loubière, L’Enfant aux cailloux, Fleuve noir, 2011, ♥♥♥♥♥

Loi des séries

« Cette planète comporte un ramassis de tarés. »

Le froid de novembre. La neige et l’horreur. En France, à Lyon, un homme est assassiné dans une église. Son dos a été tailladé, sa langue, coupée. À sept cents kilomètres de distance, sa fiancée est retrouvée pendue à un arbre. Un meurtre maquillé en suicide. Très vite, le sang se répand jusqu’en Belgique. Dans un asile abandonné, on découvre le cadavre d’une femme entièrement nue, le visage arraché. Une folie sans nom. Les meurtres s’enchaînent, et tous portent la signature d’un tueur en série libéré un an plus tôt, le Borgne. L’homme aurait-il repris du service ? Difficile à croire vu son âge avancé et son état de santé. Non, la réalité est bien plus noire. Laura, Milan et Adami, des policiers visages-et-des-morts-finalvenus de tout horizon, vont rapidement le comprendre. « Nous ne sommes pas face à un tueur en série, mais à une série de tueurs ». Et ceux-ci se sont réunis en force, décidés à marquer les mémoires de leurs crimes pour entrer dans la postérité (quatrième de couverture).


Des Visages et des morts
ou le roman de tous les excès. Dans l’intrigue pour commencer, avec un foisonnement de lieux, d’enquêteurs, de témoins, de types de meurtres, de tueurs et de victimes. Des excès rhétoriques ensuite. Si le lecteur ne se perd pas dans ces méandres, c’est que l’auteur résume, rappelle, rabâche, reprend sans cesse, pour ne pas l’égarer. Excès d’exercices de style : la métaphore est filée, filée, filée* et les morceaux de bravoure s’accumulent.  Excès dans le propos aussi. Le thriller est émaillé de petites réflexions ou grands conseils sur à peu près tous les sujets à la mode : écologie, consumérisme, santé, féminisme, sens de la vie et besoin de reconnaissance…. Des digressions souvent moralisatrices qui alternent avec les rebondissements (et un excès d’improbables pirouettes) qui s’enchaînent à une vitesse vertigineuse. Pour autant – excès d’imagination ? – l’auteur doit faire appel à un deus ex machina – sous les traits d’un voyant qui tombe du ciel – pour relancer l’enquête – et son récit – qui piétine.

Bref, on l’aura compris, entre ennui et exaspération, je suis ressortie complètement essoufflée de ma lecture (cette critique sévère – je le conçois – n’engage que moi). Je n’en remercie pas moins Babelio et les éditions de Mortagne pour ce partenariat.

Mickaël Koudero, Des Visages et des morts, Editions de Mortagne, 2018, ♥♥

*Trois années maintenant que cet être, si doux, si fragile, composait son univers. Aujourd’hui, lui seul comptait. Il était sa terre, son ciel, ses points cardinaux. // Les flots d’informations cognaient dans son crâne, tels des moustiques contre une fenêtre éclairée en pleine nuit // Courir. Transpirer. Vider l’horreur qui s’accrochait à sa peau telle une sangsue visqueuse.