Message éphémère

Bonjour à tous,

Je déserte – bien malgré moi ! – la blogosphère, mon carnet de lecture et les vôtres en raison de problèmes de dos qui me contraignent à une position allongée. Je pense à vous et j’espère être de retour bientôt.

C’est lundi, que lisez-vous ? #14

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu cette semaine ?

Roussonétéretrouvé_250L’Eté retrouvé
Dany Rousson
Presses de la Cité
Parution le 21 juin 2018

1993. Dans son village perché, Cornillon, Lazare Castille, célibataire de trente-neuf ans, vit de sa passion du bois. Modeste et franc, cet homme plein de charme est aussi un amoureux de la nature. Autour de lui : la jolie Séraphine, sa voisine, qui veille sur lui avec convoitise, et Pia, l’espiègle fillette de cette dernière, qui a fait du village son terrain de jeu. Le 13 juin, Lazare reçoit la visite inopinée de Gérald Brahic, son ami d’enfance, qu’il n’a pas revu depuis vingt-trois ans. Pour une raison connue d’eux seuls, ils se sont violemment quittés à l’âge de seize ans, se jurant de ne plus jamais se revoir. Mais aujourd’hui, Gérald est victime d’un corbeau qui lui rappelle sans cesse le douloureux jour du 13 juin 1970. Jour que Lazare et lui ont essayé d’occulter de leur mémoire… En vain. Une seule autre personne sait, Elisa, dont ils étaient fous amoureux. Disparue depuis, se cache-t-elle derrière tout cela ? Ensemble, les deux hommes partent à sa recherche.
En suivant ce chemin plein d’embûches et d’émotions, nécessaire à un nouveau départ, ils retrouveront leur amitié d’autrefois. Mais pas seulement…

Que suis-je en train de lire ?

HP5Harry Potter et l’Ordre du Phénix
J.K. Rowling
Gallimard, 2003

À quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours…

Que vais-je lire ensuite ?

005327917Candyland
Jax Miller
J’ai lu, 2018

Sadie Gingerich, une ancienne amish, est seule dans sa confiserie d’une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie est bouleversée lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison. Cruauté du destin, Sadie rencontre Danny, le père d’Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s’entremêlent pendant l’enquête de police, révélant une vérité indicible. Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l’amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l’Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent jamais et où les fins heureuses n’existent pas.

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #6

Plusieurs jours fériés et quelques jours de vacances m’ont donné le loisir de lire (au lit), de lire (dans mon salon), de lire (dans mon jardin, le bonheur), de lire tout le temps et partout ! Du coup, le niveau de ma PAL des mois d’avril et mai s’est bien amenuisé et je vous propose un petit billet récapitulatif de toutes ces lectures. De bons crus, aucune déception ! Merci sincèrement aux éditions Calmann-LevyPlon, Folio, Castelmore, Mazarine et à Netgalley pour ces belles découvertes.

Chevalierverger_250Tracy Chevalier a sa recette et elle fonctionne à merveille : spécialisée dans les romans historiques, elle décline un thème spécifique, y inscrit son récit et immerge son lecteur dans une ambiance particulière. Après nous avoir emmenés dans l’atelier de Vermeer, initiés à la poésie de Blake ou à la broderie dans la communauté des Quakers, c’est à l’orée du verger, dans les terres marécageuses de l’Ohio puis en Californie que nous convie l’auteur. Il y est question de culture de la pomme et de fabrication de cidre, de l’exportation des redwoods et des séquoias, d’alcoolisme, de relations humaines destructrices, mais aussi d’espoir, de résilience et de renaissance. Un roman qui dit l’amour de la nature et raconte la dure vie des pionniers au 19e siècle. Instructif et touchant.

Tracy Chevalier, A l’orée du verger, Folio, 2018, ♥♥♥♥

Lambertarbre_250Encore une histoire d’arbre ! Un platane centenaire au centre d’un village de Provence est menacé d’abattage et les habitants s’unissent pour le sauver. Sept défenseurs et autant de personnalités, d’histoires intimes liées à cet arbre, de détermination, d’idées et de projets pour lutter contre une décision absurde, pour ne pas dire un abus de pouvoir. Et le plaisir aussi de parcourir les pensées pleines d’humour et de bon sens du platane, protagoniste à part entière et spectateur ému de cet élan de solidarité. C’est frais, tendre, pétri de bienveillance. Un message de fraternité, d’amitié et de générosité auquel on ne peut que souscrire !

Karine Lambert, Un arbre, un jour…, Calmann Lévy, 2018,♥♥♥♥

Seigneurpoisons_250

Depuis ma lecture de L’Allée du roi, je ne boude aucune occasion de m’immiscer dans la vie du Roi-Soleil et c’est avec une vive curiosité que j’ai suivi l’enquête de La Reynie, policier de Louis XIV, sur la fameuse « affaire des poisons ». Un scandale incriminant notamment la marquise de Montespan, alors omnipotente favorite du roi. Un roman documenté et basé sur des faits réels, une atmosphère suspicieuse dans un décor pittoresque, une intrigue ficelée, bien menée dont j’ai apprécié la lecture à la fois instructive et divertissante. Seul (tout) petit bémol, déjà très informée de la toile de fond, j’ai regretté quelques longueurs et insistances sur le contexte historique, qui prend parfois le dessus sur l’intrigue policière.

Olivier Seigneur, La Marquise des Poisons, Plon, 2018, ♥♥♥♥

Karamonsters_250

Je ne suis pas une habituée de la littérature destinée aux adolescents et j’ai choisi cet ouvrage sur Netgalley sans savoir que Castelmore était une maison d’édition « jeunesse ». Je ne regrette absolument pas ce choix aléatoire qui m’a permis de lire un thriller psychologique de très bon niveau, machiavélique et pervers à souhait, jouant des thèmes de la popularité, des amitiés factices et autres manipulations propres aux relations adolescentes. Seul le contexte scolaire m’a rappelé qu’il s’agissait d’un roman pour jeunes adultes : je ne me suis ennuyée à aucun moment et je serais prête à découvrir d’autres textes de Kara Thomas.

Kara Thomas, Little Monsters, Castelmore, 2018, ♥♥♥♥

Mejiaquijesuis_250

Même ambiance lycéenne pour le très bon thriller de Mindy Mejia, même si je l’ai trouvé encore plus captivant. Une seule question tout au long de ce roman : qui a tué Hattie, jeune fille spirituelle et passionnée, en quête d’indépendance ? Deux suspects : un petit ami de façade éconduit et un professeur d’anglais avec lequel elle entretenait une relation secrète. Des ingrédients relativement basiques et communs, mais le contexte, la narration, très travaillée et les renversement subtils tiennent le lecteur en haleine et le mènent par le bout du nez jusqu’à l’issue. Prenant, avec de belles références à la littérature anglaise et au théâtre shakespearien. J’ai vraiment apprécié !

Mindy Mejia, Qui je suis, Mazarine, 2018, ♥♥♥♥

Au revoir Maurane

Maurane. La seule chanteuse dont j’ai été l’admiratrice dès l’enfance alors que d’habitude je me défends d’être une « fan ». La seule chanteuse que j’ai choisi d’aller voir en concert quand je n’aime pas la foule. La chanteuse qui apparaît sur chacune de mes playlists dont j’aime le timbre si particulier, la puissance vocale, dont je connais grand nombre de chansons par coeur, dont j’ai tous les CD. La chanteuse belle, généreuse, franche, « trop forte » et pleine d’humour qui me touche personnellement. La chanteuse que j’écoute un peu moins qu’autrefois (c’était en boucle avant) mais pour laquelle je savais que je garderais toujours une grande tendresse. Ma chanteuse préférée 💕 est partie trop tôt. Au revoir Maurane. Tu vas me manquer.

 

Le petit bonheur hebdomadaire #9

A l’initiative de Pause Earl Grey, ce rendez-vous est une invitation à partager, chaque vendredi, un petit bonheur, tout simplement. Une jolie idée qui s’inscrit plus globalement dans mon envie de positiver et de mieux profiter en pleine conscience du quotidien.

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Enflammés

« Elise n’a jamais reculé devant les coups, même quand elle avait mal,
n’a jamais regretté de se défendre. « 

 

La Fourrure blanche est le récit d’un amour impossible mais vrai, entre un fils de milliardaire et une fille de junkies. Alors que tout les oppose : origine, caste, famille, argent, culture et même leurs propres préjugés, Elise et Jamey s’aiment (différemment) et se le prouvent. Jusque dans la maladie, jusque dans la mort, jusque dans les plus improbables extrémités.

Libairefourrureblanche_250Jardine Libaire relève le défi de s’emparer d’un thème des plus ordinaires en littérature – un amour contrarié par les barrières sociales et triomphant (ou presque) – et d’en proposer une déclinaison moderne, audacieuse et réussie. Un succès que l’on expliquera tout d’abord par la grande richesse psychologique des principaux protagonistes, rendus attachants par leur sincère complexité et leur étrange réalité.
Autre tour de force de l’auteur : dire l’amour, sans entrer dans les travers de la romance ou de l’érotisme à la Christian Grey. Aucune mièvrerie ni complaisance, mais le récit tortueux et franc d’un combat de chaque jour. Contre le conformisme, les bien-pensants et les juges partiaux. Contre le doute qui s’immisce au sein du couple. Contre la peur, la pauvreté, les accidents et la maladie mentale. Des concepts relativement banals, mais là encore déclinés avec originalité et une bonne dose de style, au fil d’une plume imaginative, dure, sensuelle, crue. De celles qui traduisent les passions endiablées, les attachements torturés, mais aussi le respect de l’autre dans sa différence.

Choisir sa lecture pour sa couverture et le teaser de sa maison d’édition peut sembler hasardeux mais je ne regrette absolument pas de l’avoir fait ! Merci vraiment aux éditions Presses de la Cité !

Jardine Libaire, La Fourrure blanche, Presses de la cité, 2018, ♥♥♥♥♥

#séparation#adoption#famille

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