C’est dans la boîte

« Le sauvetage n’est pas seulement la fin d’une épreuve, mais aussi le début d’une autre ».

1472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre. Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière… Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines (quatrième de couverture)

Lisa Gardner est pour moi une valeur sûre : intrigue riche, personnages d’une bonne facture psychologique, histoire captivante et bien menée, rebondissements et renversements de situation à petites doses mais d’une belle efficacité. Avec le plaisir supplémentaire de retrouver, dans chaque opus, le personnage récurrent de D.D. Warren dont j’aime la ténacité et le caractère bien trempé. Dans cet épisode – blessure récente oblige – c’est en tant que superviseur que D.D. mène l’enquête. Mais ce serait bien mal la connaître que de l’imaginer recluse dans son bureau, à mener tâches administratives et rendre compte du travail de ses collègues. Il faut avouer que Flora l’intrigue autant que nous. Bien qu’elle s’en défende, la jeune femme mène une véritable chasse aux sorcières, depuis qu’elle a été enlevée, séquestrée et a réussi à échapper à son bourreau. Mais à jouer avec le feu, Flora se retrouve bientôt prise au piège pour la seconde fois. Enquête, expériences passées et présentes se mêlent, dévoilant notamment – et c’est l’intérêt principal de ce roman – le vécu terrible, les pensées et la stratégie de survie d’une captive. On dévore, avide de comprendre les motivations profondes et rédemptrices de Flora, alors que se dévoilent progressivement l’identité et les desseins pervers de ses ravisseurs.

J’ai écouté l’enregistrement de ce roman (14h03) dans le cadre d’un partenariat avec Audiolib que je remercie très vivement. La lecture de Colette Sodoyez est vivante, prenante, avec pour seul bémol une voix parfois un peu trop sensuelle pour coller véritablement aux tempéraments intrépides et déterminés des personnages féminins de ce récit.

Lisa Gardner, Lumière noire, Audiolib, 2018, ♥♥♥♥♥

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