Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #6

Plusieurs jours fériés et quelques jours de vacances m’ont donné le loisir de lire (au lit), de lire (dans mon salon), de lire (dans mon jardin, le bonheur), de lire tout le temps et partout ! Du coup, le niveau de ma PAL des mois d’avril et mai s’est bien amenuisé et je vous propose un petit billet récapitulatif de toutes ces lectures. De bons crus, aucune déception ! Merci sincèrement aux éditions Calmann-LevyPlon, Folio, Castelmore, Mazarine et à Netgalley pour ces belles découvertes.

Chevalierverger_250Tracy Chevalier a sa recette et elle fonctionne à merveille : spécialisée dans les romans historiques, elle décline un thème spécifique, y inscrit son récit et immerge son lecteur dans une ambiance particulière. Après nous avoir emmenés dans l’atelier de Vermeer, initiés à la poésie de Blake ou à la broderie dans la communauté des Quakers, c’est à l’orée du verger, dans les terres marécageuses de l’Ohio puis en Californie que nous convie l’auteur. Il y est question de culture de la pomme et de fabrication de cidre, de l’exportation des redwoods et des séquoias, d’alcoolisme, de relations humaines destructrices, mais aussi d’espoir, de résilience et de renaissance. Un roman qui dit l’amour de la nature et raconte la dure vie des pionniers au 19e siècle. Instructif et touchant.

Tracy Chevalier, A l’orée du verger, Folio, 2018, ♥♥♥♥

Lambertarbre_250Encore une histoire d’arbre ! Un platane centenaire au centre d’un village de Provence est menacé d’abattage et les habitants s’unissent pour le sauver. Sept défenseurs et autant de personnalités, d’histoires intimes liées à cet arbre, de détermination, d’idées et de projets pour lutter contre une décision absurde, pour ne pas dire un abus de pouvoir. Et le plaisir aussi de parcourir les pensées pleines d’humour et de bon sens du platane, protagoniste à part entière et spectateur ému de cet élan de solidarité. C’est frais, tendre, pétri de bienveillance. Un message de fraternité, d’amitié et de générosité auquel on ne peut que souscrire !

Karine Lambert, Un arbre, un jour…, Calmann Lévy, 2018,♥♥♥♥

Seigneurpoisons_250

Depuis ma lecture de L’Allée du roi, je ne boude aucune occasion de m’immiscer dans la vie du Roi-Soleil et c’est avec une vive curiosité que j’ai suivi l’enquête de La Reynie, policier de Louis XIV, sur la fameuse « affaire des poisons ». Un scandale incriminant notamment la marquise de Montespan, alors omnipotente favorite du roi. Un roman documenté et basé sur des faits réels, une atmosphère suspicieuse dans un décor pittoresque, une intrigue ficelée, bien menée dont j’ai apprécié la lecture à la fois instructive et divertissante. Seul (tout) petit bémol, déjà très informée de la toile de fond, j’ai regretté quelques longueurs et insistances sur le contexte historique, qui prend parfois le dessus sur l’intrigue policière.

Olivier Seigneur, La Marquise des Poisons, Plon, 2018, ♥♥♥♥

Karamonsters_250

Je ne suis pas une habituée de la littérature destinée aux adolescents et j’ai choisi cet ouvrage sur Netgalley sans savoir que Castelmore était une maison d’édition « jeunesse ». Je ne regrette absolument pas ce choix aléatoire qui m’a permis de lire un thriller psychologique de très bon niveau, machiavélique et pervers à souhait, jouant des thèmes de la popularité, des amitiés factices et autres manipulations propres aux relations adolescentes. Seul le contexte scolaire m’a rappelé qu’il s’agissait d’un roman pour jeunes adultes : je ne me suis ennuyée à aucun moment et je serais prête à découvrir d’autres textes de Kara Thomas.

Kara Thomas, Little Monsters, Castelmore, 2018, ♥♥♥♥

Mejiaquijesuis_250

Même ambiance lycéenne pour le très bon thriller de Mindy Mejia, même si je l’ai trouvé encore plus captivant. Une seule question tout au long de ce roman : qui a tué Hattie, jeune fille spirituelle et passionnée, en quête d’indépendance ? Deux suspects : un petit ami de façade éconduit et un professeur d’anglais avec lequel elle entretenait une relation secrète. Des ingrédients relativement basiques et communs, mais le contexte, la narration, très travaillée et les renversements subtils tiennent le lecteur en haleine et le mènent par le bout du nez jusqu’à l’issue. Prenant, avec de belles références à la littérature anglaise et au théâtre shakespearien. J’ai vraiment apprécié !

Mindy Mejia, Qui je suis, Mazarine, 2018, ♥♥♥♥

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