Le prix de l’immortalité

« Mon nom est Anna et je ne devrais pas être là. Je ne devrais pas exister. Pourtant j’existe ».

Royaume-Uni, 2140. Un traitement contre la vieillesse et la maladie permet à la population du globe de ne plus mourir. Cette longévité a cependant une contrepartie : les femmes doivent renoncer à donner naissance à un enfant.
Anna est le fruit d’un manquement à cette loi. C’est la raison pour laquelle elle vit recluse dans le pensionnat de Grange Hall, établissement dévolu à l’éducation des enfants nés illégalement. Maltraités, humiliés, endoctrinés, les Surplus doivent y apprendre l’obéissance et la servitude et c’est ainsi qu’Anna s’évertue, chaque jour, à devenir un bon Élément. Toutefois, l’arrivée du Surplus Peter, qui prétend connaître l’histoire et les Malleyparents d’Anna, va peu à peu brouiller les certitudes de la jeune fille.

C’est la couverture de ce roman qui a attiré mon œil, avant que la quatrième ne confirme l’envie de découvrir une histoire et surtout de mieux cerner un genre. Les récits d’anticipation attisent ma curiosité, même si j’en lis relativement peu. J’ai apprécié celui-ci qui, dans une écriture fluide destinée (mais absolument pas réservée) aux adolescents, propose une histoire riche et une réflexion plurielle. Vieillesse/jeunesse, liberté/endoctrinement, écologie ou encore renouvellement des générations, maternité et émancipation : autant de thématiques qui ne laissent pas le lecteur indifférent. Il en va de même de l’émotion qui imprègne l’histoire et rend les personnages résolument attachants, sans pour autant que le roman ne verse dans le manichéisme ou le misérabilisme.

A noter que la série comporte une suite en deux volumes. Qui l’aurait lue ?

Gemma Malley, La Déclaration, Naïve, 2007, ♥♥♥♥♥

Publié par

Aelys

Aelys, 38 ans, fervente lectrice et blogueuse depuis 2007. Spécialiste des relations arts et littérature au dix-neuvième siècle (thèse sur Rodolphe Bresdin et la littérature, 2007) "La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer". Roland Barthes

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