Les mères ne meurent jamais

Hommage à la Femme

Avec ce roman, Patrick Banon nous entraîne en 953 avant l’ère chrétienne, dans la chambre de Bethsabée, première reine d’Israël, épouse de David et mère du roi Salomon. La Gébîra, qui se meurt, confie à Abishag, dernière et virginale compagne de David, plusieurs de ses secrets. Des souvenirs qui dessinent le portrait d’une femme volontaire, ambitieuse, parfois dangereuse, mais résolument mère.

Banonbethsabée_250C’est l’allusion indirecte à Salomé/Hérodiade, au travers de la toile de Gustave Moreau qui orne la couverture de ce roman, qui m’a convaincue de lire cet ouvrage. Et je ne regrette absolument pas ce choix un peu hasardeux qui m’a fait découvrir un genre littéraire que j’ai peu fréquenté, mais surtout un personnage féminin fascinant et un pan de la Bible qui m’étaient méconnus…

Outre l’histoire et l’intrigue qu’elle distille au fil des révélations de Bethsabée, j’ai beaucoup apprécié l’écriture de Patrick Banon, recherchée, métaphorique, poétique et fluide. J’ai également été particulièrement sensible à l’hommage à la Femme – déterminée, forte, moderne – que ce portrait romancé dévoile non sans émotion.

Patrick Banon, Bethsabée, Presses de la Renaissance, 2008, ♥♥♥♥
Gustave Moreau, Salomé dansant devant Hérode, 1876, Wikimedia commons

Le petit bonheur hebdomadaire #3

A l’initiative de Pause Earl Grey, ce rendez-vous est une invitation à partager, chaque vendredi, un petit bonheur, tout simplement. Une jolie idée qui s’inscrit plus globalement dans mon envie de positiver et de mieux profiter en pleine conscience du quotidien.

Marché de Noël de Mulhouse, Alsace, France

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Duel

Deux thrillers, deux rapts d’enfant et deux romans que j’ai dévorés l’un après l’autre, sans présager de leurs points communs. Difficile à l’issue de ne pas être tentée de les comparer… Une fois n’est pas coutume, un petit duel Abbott – Lapena !

Abbottdisparue_250Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup ; Natasha, sa fille de six ans assise à l’arrière, se volatilise sans explication. Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer. Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha. Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse. Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

Rachel Abbott, La Disparue de Noël, Belfond, 2018, ♥♥♥♥♥


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Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide. Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est-ce que l’enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

Shari Lapena, Le Couple d’à côté, Presses de la cité, 2018, ♥♥♥♥♥

 La couverture

En bonne midinette éprise de Noël et d’hiver, j’ai été immédiatement attirée par la couverture du roman de Rachell Abott, blanche de neige et rouge de sang. Néanmoins, celle de Shari Lapena n’est pas non plus pour me déplaire, même si plus convenueAbbott 1 – Lapena 0

Le titre

Après avoir lu La disparue de Noël, je crains que le choix du titre ne soit un opportunisme éditorial et commercial. L’ambiance des fêtes de fin d’année n’est absolument pas au centre de ce roman. En réalité, tout juste une mention : le chant de Noël qui accompagne l’assassinat liminaire. Bref, je donne un point au Couple d’à côté, qui à défaut d’être inventif, reste légitime en étant la traduction littérale du titre original. Abbott 0 – Lapena 1

L’intrigue

Le Couple d’à côté n’a pas volé son qualificatif de best-seller en Grande-Bretagne et aux États-Unis. C’est un très bon thriller, mené de main de maître et donnant la part belle à la psychologie trouble des personnages. L’enlèvement de la petite Cora est l’occasion de dévoiler les travers d’un couple aux multiples secrets, la perversité des voisins, les faux-semblants d’une famille des plus protectrices. Le lecteur est mené par le bout du nez tout au long des nombreux revirements qui font la singularité de ce roman. Coupables et victimes se mêlent et s’emmêlent, jusqu’au dénouement fatal.

Malgré toutes ces qualités, c’est La disparue de Noël qui l’emporte et je dois avouer ne pas avoir lu un si bon thriller depuis longtemps. Séquestration, secrets, mensonges, tractations, drames familiaux et amour maternel… J’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce roman, avide d’en savoir toujours plus. Un page-turner dont l’intérêt réside notamment dans la qualité de l’intrigue plurielle, riche et très construite, mais aussi dans l’attachement progressif que l’on voue aux personnages principaux. Avec une mention particulière pour Emma, héroïne malgré elle mais maman avant tout. Bien écrit, prenant, efficace, sans les rebondissements un peu trop nombreux et spectaculaires dans Le Couple d’à côtéAbbott 1 – Lapena 0

L’ambiance

C’est un des points communs de ces deux romans : beaucoup de huis clos – notamment celui du cocon familial – qui entretiennent une atmosphère confinée, propice à l’introspection. J’aime ! Match nul ! Abbott 1 – Lapena 1

Le dénouement

C’est le point faible selon moi du Couple d’à côté. On a l’impression que l’auteur, à force de rebondissements spectaculaires n’a plus été en mesure de freiner son enthousiasme ! J’ai donc préféré la fin d’Abbott, plus optimiste et – je me suis laissé dire – suffisamment ouverte pour permettre une suite… Abbott 1 – Lapena 0

Résultat : Abbott 4 – Lapena 2

Je remercie les éditions Belfond et Presses de la Cité via Netgalley pour ces deux lectures, très appréciées !

Le petit bonheur hebdomadaire #2

A l’initiative de Pause Earl Grey, ce rendez-vous est une invitation à partager, chaque vendredi, un petit bonheur, tout simplement. Une jolie idée qui s’inscrit plus globalement dans mon envie de positiver et de mieux profiter en pleine conscience du quotidien.

Ce blog avouera encore souvent mon amour pour le Canada. Un pays que je parcours virtuellement en attendant l’opportunité de m’y rendre. Je vous dirai un jour toute mon admiration pour l’écrivain Arlette Cousture – car c’est au fil de ses pages qu’est née ma passion. Toutefois, pour en revenir à mon petit bonheur hebdomadaire, il me vous faut vous parler – une fois n’est pas coutume – non pas de livres, mais de télévision ou plus précisément de téléséries.

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Et cette semaine, j’ai pris énormément de plaisir à regarder (écouter) Marguerite Volant, une mini-série québécoise (onze épisodes de 45 minutes), réalisée par Charles Binamé et diffusée en 1996 sur Radio-Canada, puis il y a une dizaine d’années en France. Pour vous en donner une idée, voici un petit extrait (la série existe en DVD en France, c’est assez rare pour être souligné !), suivi du synopsis. Toutefois, ce billet que je veux court (ou pas trop long !) me frustre un peu et m’a donné envie d’évoquer plus longuement ces téléséries canadiennes, qui ont fait et font mes délices. Seriez-vous tentés d’en savoir davantage ?

1763. Alors que Louis XV vient de céder la Nouvelle-France aux Anglais par le biais du Traité de Paris, la vie de l’intrépide Marguerite Volant, la plus jeune fille du seigneur Claude Volant, est bouleversée par une série d’événements dramatiques. Les Anglais s’installent à la seigneurie, sa mère meurt, son beau-frère se fait assassiner et son père se suicide. Dans un geste désespéré, Marguerite brandit un pistolet en plein visage du capitaine anglais James Elliot Chase, qui est secrètement amoureux d’elle. Aussitôt arrêtée pour tentative de meurtre sur un officier de Sa Majesté, elle n’a pas d’autre solution que de prendre la fuite.

Miscellanées #3

Il y a un peu plus d’un mois je décidais de renouveler l’expérience du swap en m’inscrivant à celui organisé par Rue Camille autour du thème de la rentrée. Le colis devait contenir au minimum : un livre, un objet de papeterie, une gourmandise ou un thé, le tout accompagné d’un petit mot.

J’ai ainsi pu faire la connaissance de Sophie. Nous avons échangé quelques mails, un portrait chinois pour mieux nous connaître (ma compagne de swap n’a pas de blog) avant que nos colis ne fassent un voyage de la France vers la Belgique (et inversement).

Je vous dévoile en quelques photos le contenu du colis qui est arrivé chez moi ce matin. J’ai eu un énorme plaisir à le déballer et à découvrir tous mes cadeaux. J’ai été gâtée et je remercie du fond du cœur Sophie qui a pris soin de me faire plaisir et y est parvenue ! Je vous reparle de la BD au plus vite et vous confirme qu’il reste déjà beaucoup moins de crocodiles dans la boîte toute mignonne !

Le petit bonheur hebdomadaire #1

En parcourant les blogs littéraires et culturels, un petit rendez-vous hebdomadaire a récemment attiré mon attention. A l’initiative de Pause Earl Grey, il est une invitation à partager, chaque vendredi, un petit bonheur, tout simplement. Une jolie idée qui s’inscrit plus globalement dans mon envie de positiver et de mieux profiter en pleine conscience du quotidien.

Cette semaine, mon petit bonheur aura été la rencontre, sur mon lieu de travail, d’une petite boule de poils (je suis une amoureuse des chats) dont la timidité m’a permis un cliché que je rêvais de faire depuis longtemps. Deux petits bonheurs en un !

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Leçon de vie

« Mes maîtres m’ont appris le sens, ce sens qui donne un accord et une correspondance entre le mot et le monde – le mot, la note -, ce sens qui établit un courant entre l’âme humaine et la transcendance toujours voilée de l’œuvre ».

Le récit d’Hélène Grimaud est celui d’une escapade, qui la mène en Italie, où elle tente de se soustraire aux doutes et à la fatigue. Le voyage prend bientôt, au fil de rencontres 9782266165761inopinées, l’allure d’une quête initiatique qui conduit la narratrice à s’interroger sur la passion, l’amour, la perfection, la liberté, la tristesse, la faiblesse, en un mot sur le Sens de la vie.

En découle un cheminement introspectif qui lui permet finalement de définir le Bonheur et de retrouver la voie qui l’y mènera…

Hélène Grimaud est une musicienne de renommée internationale, également connue pour sa passion pour les loups, dont elle œuvre pour la sauvegarde.

Elle est aussi un auteur de talent, qui outre une histoire touchante et édifiante, nous offre un style soigné et plein d’esprit, des images évocatrices, des références à la musique, à la peinture, à la littérature qui témoignent d’une écriture passionnée.

Hélène Grimaud, Leçons particulières, Pocket, 2017, ♥♥♥♥♥