Montréal, Noël 1920. Les élèves d’un pensionnat se réveillent en sursaut au beau milieu de la nuit. On a poussé un cri effroyable. La sœur économe a été attaquée dans son sommeil : un fantôme aurait tenté de l’étrangler. La supérieure confie alors l’enquête à son élève la plus douée : sa petite-nièce, Vipérine Maltais,  une fameuse détective en herbe !
Je dois avouer que j’ai abordé la lecture de ce roman dans de très bonnes dispositions : couverture (avec neige) et illustrations attrayantes de Gianni De Conno, présentation soignée de cette collection et surtout thématique du pensionnat conjointe à l’ambiance québécoise… Et je n’ai pas été déçue.

Une initiation de qualité au roman policier.

Particulièrement bien écrit, ce roman jeunesse propose une petite enquête bien menée, facile à comprendre sans être pour autant simpliste. Si le coupable est aisément identifiable (par l’adulte), les « Mortels Noëls » que Vipérine doit élucider reposent sur un fond culturel et littéraire riche et inattendu.
Il peut donc constituer une initiation de qualité au roman policier. Quant au personnage principal, il est immédiatement sympathique au lecteur pour son impertinence facétieuse et son intelligence, qui ferait presque oublier le manque de crédibilité (pour l’adulte) d’une Sherlock Holmes de 13 ans…
Seul petit bémol (vraiment tout petit) – que la lecture des autres volumes de la série infirmera peut-être – j’aurais aimé en apprendre davantage sur la vie des couventines de ce pensionnat montréalais, trop effacée, à mon goût, derrière l’énigme  policière…

Brienmortels_250Mortels Noëls
Sylvie Brien
Gallimard Jeunesse
2004
♥♥♥♥

Panique au pensionnat ! En ce froid Noël 1920, la sœur économe a été attaquée dans son sommeil par un fantôme. Canular ? Hallucination ? Tentative d’assassinat ? L’élève Vipérine Maltais est chargée par la mère supérieure (qui est aussi sa grand-tante) de résoudre une énigme que la police ne saurait prendre au sérieux… Mais attention, Vipérine : les Noëls sont parfois mortels à Montréal ! Malgré son jeune âge, l’adolescente mène l’enquête. Bien décidée à découvrir ce que chacun s’efforce de cacher, elle comprend bientôt que l’attaque perpétrée contre la sœur économe, femme acariâtre que tout le monde déteste, est sans doute liée à une affaire plus ancienne : la mort d’une famille entière, un soir de Noël 1895, dont le seul rescapé, devenu notaire, gère les fonds du pensionnat… Avec ténacité et clairvoyance, notre détective en jupon dénoue l’écheveau, dévoile d’encombrants secrets et confond les coupables : de simples bougies toxiques et le poids du passé.

5 thoughts on “ Meurtre au pensionnat ”

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