Mortelle jalousie

« Il serait horrible de vous accuser de ce que j’entrevois, si vous en êtes innocent.
Je recueille mes forces ; je retiens mes esprits prêts à s’égarer. Je cherche à voir ce que je dois croire, faire, penser. Je suis de sang-froid ; j’ai le sang-froid du désespoir ».

411y4TgaL-LParce qu’elle a vu son amant quitter l’opéra au bras d’une autre, une jeune veuve s’imagine être trompée.
Au cours des vingt-quatre heures qui suivent cette découverte, cette femme sensible et jalouse va écrire quarante-quatre lettres à l’homme aimé, témoignage de la vague d’émotions confuses qui la submerge.

Je suis sous le charme de ce superbe roman épistolaire, de son analyse psychologique subtile, rédigée dans un style raffiné. J’ai suivi avec intérêt les souffrances de cette femme tragiquement amoureuse, ressassant le souvenir d’un bonheur qu’elle croit perdu et s’abîmant progressivement dans le doute et le désespoir. Sublime. Tragique. Plein d’espoir aussi.

Constance de Salm, Vingt-quatre Heures d’une femme sensible [1824],
Phébus, 2007, ♥♥♥♥♥

 

Publié par

Aelys

Aelys, 38 ans, fervente lectrice et blogueuse depuis 2007. Spécialiste des relations arts et littérature au dix-neuvième siècle (thèse sur Rodolphe Bresdin et la littérature, 2007) "La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer". Roland Barthes

Une réflexion sur “Mortelle jalousie”

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