Un jeune peintre, pauvre et méconnu, fait la connaissance d’une petite fille, tandis qu’elle joue, seule, au beau milieu du parc qu’il traverse. Ils se lient d’amitié et Jennie fait alors le vœu de grandir le plus vite possible, pour que leur soit donnée la possibilité de s’aimer. Ce qu’Eben Adams ignore, alors que se noue ce pacte enfantin, c’est que Jennie Appleton – qui n’est autre qu’une apparition d’autrefois, une âme perdue – va tenir sa promesse. Et qu’une telle rencontre va bouleverser sa vie d’homme et d’artiste à tout jamais…

J’ai étudié ce bref roman écrit en 1939, lorsque j’étais à la faculté de lettres et j’étais tombée sous le charme de cette histoire d’amour fantastique et tragique. Je le relis depuis régulièrement et en apprécie à chaque fois l’attirante singularité et le message intemporel.

Le portrait de Jennie est en effet une histoire d’amour hors du monde, hors du temps, un texte empreint de poésie sur l’attachement, le manque, la disparition, mais aussi une réflexion touchante sur l’imagination, la création artistique et le pouvoir ensorcelant de la muse sur l’artiste.
Un ouvrage atypique, dont l’esthétisme et la douceur pourraient séduire plus d’un. Je recommande.

Robert Nathan, Le Portrait de Jennie, Editions Joëlle Losfeld, 2000, ♥♥♥♥♥

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