Appel à l’aide

Au lieu de vous parler, comme à mon habitude, de livres et de culture, je tenais exceptionnellement à partager ici et avec vous une cause qui me tient à cœur. Il y a quelques jours mon collègue et grand ami, ainsi que son épouse et leurs deux enfants ont tout perdu dans l’incendie de leur foyer. Une maison que le couple venait tout juste d’acquérir.
Leur apporter un petit soutien, même minime, sera l’occasion de les aider à recommencer une nouvelle vie avec un peu de sérénité, mais surtout de leur faire savoir qu’ils ne sont pas seuls dans cette épreuve.
Je laisse ici les liens correspondant notamment aux cagnottes que leurs collègues, amis et proches ont créées pour eux. D’avance merci.

Cagnotte Leetchi  
Pot commun en ligne
Page Facebook dédiée

R.I.P

Là où elle repose
Kimberly McCreight
Cherche-midi, 2016
♥♥♥♥♥

« Tu es la seule personne au monde qui prendra soin de toi. 
Plus vite tu le comprendras, mieux tu te porteras ».


À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables (quatrième de couverture)

A l’image d’Amélia, Kimberly McCreight nous propose avec Là où elle repose un thriller résolument moderne et efficace.
Côté style, on y retrouve l’alternance des points de vue (quatre voix féminines), le mélange des supports (des articles de presse en ligne et leurs commentaires, des extraits de journaux intimes…), de nombreux flashbacks, avec pour effet un texte dynamique, intéressant à lire et captivant. Côté intrigue, l’auteur s’est (encore) amélioré : l’histoire et la psychologie des personnages se sont étoffées. Molly n’est pas seulement une femme blessée, c’est une journaliste dont les investigations mènent à la résolution de plusieurs crimes. Le récit, plus dense, plus complexe se ramifie avec intelligence pour aborder des thématiques multiples telles que la maternité, le deuil, l’éducation, l’adolescence, le viol et la trahison. Le tout édifiant un portrait au vitriol de la bourgeoisie américaine, du monde universitaire, de la vie de couple, vérolés par le mensonge et les non-dits.

Péripéties new-yorkaises


Juliette à New-York
Rose-Line Brasset
Kennes, 2018
♥♥♥♥
Lecture en partenariat : merci à Netgalley / Editions Kennes


En compagnie de sa mère journaliste, Juliette, 13 ans, voyage aussitôt qu’un congé scolaire se présente. Pour cette première aventure, elle s’envole vers la Grosse Pomme quelques jours avant Pâques. La voilà partie pour une semaine dans la cité de ses rêves! Dès son arrivée, elle est séduite par les 1001 attraits de la ville qui ne dort jamais. Entre deux repas au restaurant, une visite au musée et quelques séances de magasinage intensif, Juliette ne tarde pas à se faire de nouveaux amis avec qui elle vivra évidemment des aventures à couper le souffle ! (quatrième de couverture)

Un bon roman jeunesse pour qui veut découvrir, au travers du regard de Juliette et de sa mère journaliste, les particularités historiques, géographiques, touristiques, culturelles et culinaires de New-York, le frisson d’un enlèvement rocambolesque et le plaisir de nouer de nouvelles amitiés en bonus.
Les descriptions sont parfois un brin encyclopédiques et manquent de fait de naturel, mais on passe un bon moment à arpenter les rues de la Grande Pomme en compagnie de cette adolescente canadienne curieuse et sympathique.
L’ouvrage inaugure une série de romans sur le même principe – Juliette, une ville, une aventure. Je pense que j’en lirai un autre opus avec plaisir si l’occasion se présentait.

Ces livres dont je ne parlerai (presque) pas #12

Ce (premier) billet synthétique va me permettre de reprendre le fil de mon activité sur la toile, tout en donnant un petit panorama des lectures effectuées et des partenariats qui ont comblé mes dernières semaines, malgré une pause involontaire. Je remercie les éditions Ecritures (L’Archipel), In Press, Mazarine et Netgalley pour leurs fidèles envois et leur patience.

Le Rêve. Son interprétation
Gérard Bonnet et alii
In Press, 2018
 ♥♥♥

Le Rêve m’a permis de retrouver un genre de lecture – analytique, universitaire, sérieux – auquel je n’avais pas été confrontée depuis longtemps. Si la collection « Psy pour tous » laisse penser que le texte est abordable, il faut tout de même avoir quelques bases en psychanalyse et avoir fait quelques lectures incontournables (les travaux de Freud en l’occurrence) pour comprendre et apprécier le propos. Ceci étant dit, j’ai parcouru avec intérêt les essais ; toutes les thèses convergent vers l’importance du rêve comme voie d’accès à l’inconscient et médium de la création artistique. Avec une mention spéciale pour l’analyse de G. Bonnet du célèbre dessin de Grandville. J’aime toujours autant ce qui touche aux analyses textes-images !

Jane Austen. Un cœur rebelle
Catherine Rihoit
Ecriture, 2018

Une biographie passionnée, mais qui malheureusement n’a pas su me séduire. Comme Alice – qui en a fait une chronique détaillée dans laquelle je me retrouve -, j’abandonne ma lecture en cours de route. Je regrette notamment que la biographie soit romancée, perdant de sa légitimité mais aussi, que son style soit aussi maniéré. En outre, le propos de l’ouvrage qui semblait pourtant intéressant – le féminisme avant-garde de Jane Austen – m’a semblé noyé dans les digressions et trop partial pour être crédible. J’arrête ici ma critique car elle n’est basée que sur la première moitié de l’ouvrage et vous invite à consulter d’autres chroniques, plus positives ou, mieux encore, à le lire afin de vous faire votre idée !

Jusqu’à ce que ta mort nous sépare
Amanda Reynolds
Mazarine, 2018
♥♥♥

Un thriller au titre alléchant et une intrigue captivante. Après une chute dans les escaliers, Jo, 55 ans, souffre d’une amnésie partielle. Mais si elle a perdu la mémoire de l’année écoulée, elle ne parvient à se départir d’une défiance vis-à-vis de son époux. Et les soupçons croissent au fur et à mesure que les souvenirs remontent doucement à la surface. Au fil de brefs chapitres et de révélations parfois surprenantes, on suit avec intérêt les méandres de la situation du protagoniste, ses états d’âmes, la résolution de ses doutes… jusqu’à une fin malheureusement trop simple et réaliste pour être réussie. Ce thriller psychologique méritait bien un dernier rebondissement !

Miscellanées #6

Voilà plusieurs semaines que je me suis fait rare sur la blogosphère et que je n’ai ni publié mes chroniques, ni honoré mes rendez-vous sur ces pages. L’occasion pour moi de présenter mes excuses – aux maisons d’éditions notamment – en espérant qu’on me pardonnera ce retard imprévu et mes quelques désistements. J’ai eu des mauvaises nouvelles de ma santé – pour la plupart de fausses alertes – et entre les examens médicaux en série et un moral en dents de scie, j’ai délaissé lectures et réseaux sociaux. Je reviens en meilleure forme – même s’il reste quelques interrogations – et plus que jamais motivée sur la toile !

Résolutions…

Pour autant, j’ai décidé, à l’aube de 2019 et en cette période propice aux résolutions, d’envisager un peu différemment mon activité sur ce blog et, plus globalement, sur les réseaux sociaux. Ce billet sera donc l’occasion pour moi de faire à la fois un petit bilan et de lister mes projets et envies… Toutefois, avant cela, l’envie de partager avec vous…

Une grande nouvelle !

Je m’étais résolue, malgré mes longues études en littérature, à ne jamais pouvoir exercer une profession en relation avec mon parcours scolaire et ma passion. Contre toute attente, je rejoindrai dans quelques jours la médiathèque de ma ville et m’épanouirai dans non pas un, mais deux de mes domaines de prédilection, puisque j’y serai référente numérique et informatique. Inespéré et tellement réjouissant !

Réseaux sociaux

Mais revenons à ce blog et aux autres espaces d’expression de la toile.

Et pour commencer, Instagram, réseau sur lequel je me ferai moins loquace. Bien que captivant, c’est un endroit où j’ai du mal à trouver mes repères. Si j’aime y partager mes photos, je me sens contrainte par le peu de possibilités en matière de mise en page rédactionnelle. De même, j’ai parfois le sentiment de perdre beaucoup de temps à mettre mes livres en situation. Non pas que l’exercice me déplaise, mais c’est beaucoup d’efforts, autant de temps de perdu pour le blog et ce, pour des interactions limitées pour ne pas dire inexistantes.

Même constat pour Facebook et Twitter et même décision. Je n’abandonne rien, mais mes publications seront plus spontanées et mutualisées/réparties entre ces différents réseaux, selon l’envie.

Blogs

Résolution principale : accorder plus de temps à mes deux blogs. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j’aimerais vraiment poursuivre mon projet de « bibliothérapie » , à petites doses plus régulières !

Quand à Figures de style, j’espère y rédiger toujours et davantage de chroniques, peut-être sous des formes diverses. J’inaugurerai notamment sous peu des brèves de lecture… à suivre !

Enfin et surtout, prendre le temps de vous rendre visite, d’échanger avec vous, d’organiser des swaps, de privilégier la qualité à la quantité. Je regrette parfois la blogosphère d’autrefois, celle où les commentaires foisonnaient, celle où on l’on ne se contentait pas de « liker ».  Lire, écrire, vous lire et partager, voilà mon vœu pour 2019.

Challenges et rendez-vous

Là encore, retour à l’essentiel ! Moins de dispersions !

Je participe !

J’abandonne…

  • Le rendez-vous livresque du mardi
  • C’est lundi que lisez-vous ? (même si je continuerai à partager mes lectures en cours et à venir). Merci à Galléane de l’avoir organisé avec soin pendant de longues années !
  • 1, 2, 3 coup de  

Ceci étant dit…

Je vous remercie sincèrement pour votre fidélité (malgré mes absences), votre gentillesse et de faire de cet endroit un lieu d’une grande richesse et d’une belle amitié virtuelle. Il me reste désormais à vous souhaiter une heureuse année 2019, sereine et riche de découvertes livresques et culturelles !

C’est lundi, que lisez-vous ? #40

Séduite par l’initiative de Galleane, je me plie avec plaisir à ce petit exercice hebdomadaire dont le principe est simple. Il s’agit de répondre, en mots ou en images, aux trois questions suivantes :

Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Rihoitausten_250

Jane Austen. Un cœur rebelle
Catherine Rihoit
Ecriture, 2018

Dans le monde anglophone, sa notoriété est aujourd’hui équivalente à celle de Shakespeare. Quantité de livres et d’articles scrutent les moindres détails d’une existence que sa famille considérait pour- tant comme dépourvue d’événements. En romancière, mais au moyen d’une enquête quasi policière, Catherine Rihoit débusque et retisse les moindres détails d’une existence pleine de zones d’ombre.
Dès ses écrits de jeunesse, Jane Austen (1775-1817) prend le contrepied de l’émotion larmoyante où baigne la production de son époque. Elle sera dès lors à l’image de ses héroïnes : indépendante, préférant, aux conventions de la bonne société, les plaisirs individuels ; aux élans déraisonnés, les jugements pesés.
Une valeur guide toute sa vie, littéraire comme amoureuse : la vérité du cœur. Celle que l’on interdisait aux femmes de son temps. La fausseté était alors, pour une femme, la composante essentielle de la réussite sociale. « Nous n’existons que par le sentiment », écrit-elle dans Persuasion. C’est peut-être là que réside sa réussite : en avance sur son temps, elle coïncide avec les aspirations féminines actuelles.
Rebelle, l’auteur d’Orgueil et Préjugés ? Telle est la question posée dans cette biographie où l’œuvre et la vie de « Jane A » se répondent sans cesse.

Et aussi…

Lerevesononterprétation_250Le Rêve. Son interprétation.
Collectif
Editions in Press, 2018

Comment ouvrir les portes du rêve ? Comment en comprendre le sens ? Comment tirer le meilleur parti possible de nos rêves.
L’ouvrage sur l’interprétation du rêve demeure l’apport le plus original et le plus fécond de la psychanalyse. C’est ainsi que Freud le considérait, au point de souhaiter qu’une plaque commémorative le rappelle au lieu où il a fait cette découverte !
Le rêve reste plus que jamais « la voie royale » pour l’écoute de l’inconscient. Comment lui rendre cette place prééminente ? Pourquoi rêve-t-on ? Comment ouvrir les portes du rêve ? Comment en comprendre le sens ? Comment l’interpréter ? Telles sont les questions au cœur de ce livre qui est un véritable manifeste en faveur de la vie onirique aujourd’hui.
Chacun des auteurs l’aborde de manière originale à partir de son expérience et de sa recherche. Il démontre pourquoi et comment réinventer l’interprétation et tirer le meilleur parti possible de chacun de nos rêves.

Que suis-je en train de lire ?

Mortonheureslointaines_250Les Heures lointaines
Kate Morton
Pocket, 2013

Lorsqu’elle reçoit une lettre avec cinquante ans de retard, Meredith Burchill plonge dans un passé oublié. Elle se souvient de ce mois de septembre 1939 où elle a été évacuée de Londres et envoyée chez des aristocrates du Kent. Elle se souvient, mais ne veut pas en parler. Décidée à en savoir davantage, Edith, sa fille, se rend dans le Kent, au château de Milderhurst, cette étrange demeure pleine de portes condamnées et de passages secrets…

Que vais-je lire ensuite ?

Lagerloflivrenoel_250Le Livre de Noël
Selma Lagerlöf
Babel, 2007

Au fil de ces récits de Selma Lagerlöf, inspirés de légendes suédoises et aussi savoureux que des contes dits à la veillée – celle de Noël, bien sûr -, on fera la connaissance d’une petite fille qui reçoit un livre d’étrennes. en français, qu’elle désespère de jamais pouvoir lire. On découvrira l’origine de la légende de sainte Luce, très prisée en Suède. On saura ce que font les animaux durant la nuit de Noël et comment le rouge-gorge devint rouge. On apprendra qu’une mère peut être jalouse de sa propre fille, parce que son mari en est trop proche. On lira l’aventure d’un colporteur, voleur et repenti ; on assistera au dialogue entre un fossoyeur et le crâne d’un homme assassiné ; et l’on sera surpris par une confrontation inédite entre Jésus et Judas.
De ce recueil, profondément empreint de foi religieuse mais aussi de chaleur et de philosophie, émane ce que l’on appelle volontiers la magie de Noël : un mélange de générosité et de mélancolie, de compassion et de joie, sublimé par le talent de conteuse de Selma Lagerlöf.